Affaire Abdoulaye Bâ: Cheikh Oumar Diagne condamné à une amende de 500 000 Fca pour diffusion de fausses nouvelles

L’affaire trouve son origine dans des déclarations faites par Cheikh Oumar Diagne au sujet des circonstances entourant le décès d’un étudiant sur le campus de l’UCAD. Dans ses propos, l’ancien responsable administratif avait évoqué la responsabilité politique du Premier ministre Ousmane Sonko, suscitant rapidement de vives réactions dans l’espace public.
Ces déclarations ont été largement relayées sur les réseaux sociaux et dans certains cercles médiatiques, contribuant à amplifier la polémique autour de cette affaire déjà sensible. Les autorités ont alors décidé d’ouvrir une procédure judiciaire afin d’examiner la nature et la véracité des affirmations avancées.
Selon les éléments retenus par les enquêteurs, les propos tenus par Cheikh Oumar Diagne ne reposeraient pas sur des preuves formellement établies. Les autorités judiciaires ont ainsi estimé que ces déclarations pourraient relever de la diffusion de fausses nouvelles et de la diffamation envers une autorité publique.
Dans leur analyse, les enquêteurs ont considéré que la diffusion de telles accusations dans un contexte déjà tendu pouvait contribuer à troubler l’ordre public et porter atteinte à la réputation des personnes visées. C’est sur cette base que des poursuites ont été engagées contre l’ancien Directeur des moyens généraux de la Présidence.
Ce que Cheikh Oumar Diagne a dit aux enquêteurs
Le procès faisait suite à ses déclarations sur la SenTV concernant le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ à l’UCAD, propos au cours desquels il affirmait que le Premier ministre Ousmane Sonko avait « donné l’ordre de tuer l’étudiant ».
À la barre, l’enseignant-chercheur a tenté de nuancer ses dires, expliquant qu’il visait la « responsabilité morale et politique » de l’autorité ayant ordonné l’intervention des forces de l’ordre sur le campus.
Malgré la ligne de défense de ses avocats, Mes Sayba Danfakha et Hosni Maati, qui ont plaidé la relaxe en invoquant une interprétation erronée de l’article 255 du Code pénal, le tribunal a suivi une partie des réquisitions du procureur, écartant toutefois la peine d’emprisonnement avec sursis initialement réclamée.


