Affrontements à l’UGB : Étudiants blessés, plusieurs dégâts matériels causés

Encore une fois, l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a été le théâtre de tensions. Un « bras de fer » dû au non-paiement des bourses à certains ayants droit et le retard dans la livraison des infrastructures, notamment la plateforme du village universitaire et le chapiteau du restaurant ainsi que la connexion Wifi, des doléances qui continuent d’irriter les étudiants. Le non-paiement des bourses des étudiants en Master, est une situation qui dure depuis plusieurs mois. Elle a fini par mettre le feu aux poudres. Les étudiants, réunis au sein de leurs différentes amicales, avaient déjà multiplié les démarches administratives et les sit-in de protestation au sein du campus social.
Pour la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), la situation a atteint un point de non-retour. Fodé Moussa Diatta, membre de la coordination, dépeint un quotidien marqué par la précarité et la surpopulation. « Les universités vivent des conditions difficiles. Nous avons largement dépassé notre capacité d’accueil et les restaurants ne peuvent plus nous recevoir convenablement. La sécurité n’est plus assurée. Malgré tout cela, nous tentons d’étudier. Mais vouloir nous retirer cette maigre ressource qu’est la bourse, c’est toucher à notre dignité. C’est hors de question», a averti M. Diatta.
Déterminés à ne pas céder, les étudiants ont lancé un appel direct au Premier ministre et au président de la République. « Nous n’allons pas reculer. Nous maintenons nos actions sur le terrain tant que les bourses ne seront pas intégralement payées », a martelé Fodé Moussa Diatta. Ce dernier annonce que la mobilisation se poursuivra jusqu’à « satisfaction totale de nos revendications ».
Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, provoquant des échanges tendus, des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogènes.
Durant les affrontements, Plusieurs étudiants ont été blessés dont deux grièvement. Cependant, plusieurs dégâts matériels ont été signalés à l’intérieur du campus.
Du côté de l’administration, aucune déclaration officielle n’a encore été faite.



