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Arbitrage Can: « L’arbitre a manqué à son devoir de neutralité et d’impartialité », selon Saliou Sarr ancien arbitre international

L’arbitrage de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football entre le Sénégal et le Maroc, continue de faire des vagues. Saliou Sarr ancien arbitre international et membre de la Commission centrale des Arbitres (CRA), est monté sur ses grands chevaux pour faire une analyse technique et critique de l’arbitrage. Pour lui, « l’arbitre a manqué à son devoir de neutralité et d’impartialité ».

« L’arbitrage de cette finale de la CAN 2025-2026 restera comme une ombre sombre sur le football continental. Pour un observateur averti et un défenseur de l’éthique, il est impératif de documenter ces faits avec précision pour que le débat dépasse l’émotion et devienne un acte de plaidoyer pour la transparence. L’Iniquité du recours à la VAR : Une faute procédurale grave. Le scandale majeur de cette rencontre réside dans l’utilisation asymétrique de l’assistance vidéo, créant un sentiment d’injustice flagrante », a-t-il signalé.

Sur le but refusé au Sénégal, il a décrié l’attitude du congolais. « L’arbitre a pris une décision hâtive de refuser le but pour une faute préalable discutable. Malgré l’importance de l’action et les protestations légitimes, il a délibérément refusé de consulter son écran de contrôle, s’en remettant à une communication audio opaque. Ce qui est incompréhensible », s’est-il désolé.

Concernant le penalty marocain, l’ancien arbitre sort de ses gongs. « L’inverse, sur une action bien moins évidente, l’arbitre a fait preuve d’un zèle soudain en allant consulter la VAR, cherchant activement le contact pour justifier une sentence capitale. L’Afrique doit évoluer et éviter certaines dérives », a encore martelé M. Sarr pour qui « Dieu est le seul juge, il est juste ».

Sur le but sénégalais annulé, il signale que ce refus constitue un tournant psychologique. « En privant le Sénégal d’un avantage mérité, l’arbitre a altéré la physionomie tactique du match alors que le penalty accordé au Maroc semble avoir été provoqué par une interprétation extensive des lois du jeu, contrastant avec la tolérance accordée aux défenseurs adverses dans la surface opposée.

Tres en verve, il a condamné avec la dernier ce qu’il considère comme une gestion disciplinaire asymétrique (les cartons). »L’arbitre a instauré un climat de pression psychologique par une distribution de cartons jaunes à sens unique. Des avertissements ont été distribués pour des fautes légères ou de simples contacts de jeu, handicapant rapidement les cadres de l’équipe dans leur engagement physique. Par contre, du côté marocain des fautes répétées et des interventions tardives, sont restées impunies ou ont fait l’objet de simples rappels à l’ordre verbaux. Cette impunité a permis à l’adversaire de casser le rythme sénégalais sans crainte de sanction.Un déshonneur pour le corps arbitral », a précisé l’ancien arbitre international.

Pour lui, cette prestation à deux vitesses ne fragilise pas seulement le Sénégal, elle jette le discrédit sur l’ensemble de l’arbitrage africain. « En ignorant la technologie lorsqu’elle pouvait valider un exploit sénégalais et en l’utilisant comme bouclier pour sanctionner, l’arbitre a manqué à son devoir de neutralité et d’impartialité », a conclu Saliou Sarr.

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