Fièvre de la vallée du Rift : Le nombre de décès passe à 7 sur 21 cas confirmés

L’épidémie de fièvre de la vallée du Rift prend une tournure inquiétante dans la région de Saint-Louis. ici, le bilan s’alourdit avec 21 cas confirmés dont 7 décès. Ce qui a poussé le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, à faire le déplacement pour faire le point avec les autorités locales et sanitaires de la région.
« Le nombre de décès de l’épidémie de la fièvre de la vallée du rift a augmenté. Avec le bilan réactualisé, il est passé à sept décès, soit trois de plus, sur les 21 cas confirmés, dans la région de Saint-Louis. C’est un bilan alarmant noté », a révélé le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique Dr Ibrahima Sy qui était venu hier à Saint-Louis pour s’enquérir de l’évolution de l’épidémie qui a pris des proportions inquiétantes. M. Sy est à Saint-Louis où la maladie a été officiellement déclarée le 25 septembre. Il préside une réunion pour faire le point sur la situation de l’épidémie. Des acteurs de la Santé et du secteur de l’Elevage ont pris part à cette rencontre tenue hier à la gouvernance de Saint-Louis. « La situation devient préoccupante à Saint-Louis. La fièvre de la vallée du Rift, maladie virale transmise à la fois par les moustiques et le contact avec des animaux infectés, continue de se propager dans la région. C’est un cas critique, parce que c’est la première fois qu’on a au moins neuf décès en l’espace d’une semaine. Presque tous les districts sont touchés, à l’exception de Pété pour le moment », a révélé Dr Ibrahima Sy devant les acteurs réunis au Comité régional de Gestion des Epidémies (CRGE) sous l’impulsion du gouverneur Al Hassan Sall. Nonobstant, la situation préoccupante et alarmante, le ministre a salué l’engagement des services techniques notamment de la Santé, de l’Elevage, de l’Environnement, de l’Action sociale ainsi que des hôpitaux et universités qui œuvrent inlassablement pour amoindrir les risques de propagation de l’épidémie. « Il faut surtout une mobilisation communautaire. C’est seulement à travers une mobilisation citoyenne, avec l’engagement des agents de santé communautaire, qu’on pourra ralentir le risque de propagation de cette maladie. Des mesures ont été prises. Il s’agit entre autres de la prise en charge des cas graves, du saupoudrage et de la pulvérisation intra-domiciliaire par le Service d’Hygiène, et la distribution de moustiquaires imprégnées en partenariat avec le Programme national de Lutte contre le Paludisme (PNLP) », a informé Dr Ibrahima Sy pour qui le don est nécessaire pour sauver des vies. « Pour répondre à la forte demande liée aux cas sévères de fièvre hémorragique, nous lançons un appel solennel au don de sang », a souhaité le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique qui a interpellé le Capitaine Alassane Salam Keïta, délégué du service régional d’hygiène de revenir sur les opérations menées avec plus de détail. Ce dernier a détaillé les opérations de terrain. « Nous allons procéder à des pulvérisations dans tous les domiciles où il y a des cas, mais aussi dans un rayon de 100 mètres. Nous demandons à la population de ne pas s’exposer aux nuages de poudre, de couvrir les aliments et de parquer les animaux », a soutenu le capitaine Keita.
La situation risque d’être compliquée avec l’absence de Centre de Traitement des Epidémies (CTE) à Saint-Louis. Pour y remédier, les autorités prévoient de renforcer la capacité de l’hôpital régional avec au moins trois lits de réanimation, tout en mobilisant d’autres structures de santé. « La région voisine de Louga pourrait également être mise à contribution pour éviter la saturation. Il faut que les populations puissent elles-mêmes identifier les symptômes et alerter les services de santé. Tout se gagnera au niveau de la communauté », a conclu le ministre Ibrahima Sy.



