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Mabouba Diagne aux rizicoles «L’heure n’est plus aux déclarations de principe, mais à l’action concertée et méthodique».

La campagne rizicole de la saison sèche chaude 2026 a été officiellement lancée à Saint-Louis par le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne. Cette campagne marque la première mise en œuvre du contrat-programme quinquennal Riz 2026–2030, signé entre l’État du Sénégal et le Comité interprofessionnel de la Filière riz (Ciriz).

L’atelier de lancement de la campagne de saison sèche chaude 2026 dans la vallée du fleuve Sénégal, a vu la participation de tous les acteurs de la filière riz.

Inscrite dans la Stratégie décennale de Souveraineté alimentaire (SSA 2025–2034) et l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, cette initiative vise à renforcer durablement l’autosuffisance rizicole, avec la vallée du fleuve Sénégal comme zone stratégique prioritaire. « Cet atelier s’ouvre dans un contexte porteur d’espoir et de transformation profonde, porté par la volonté du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de traduire notre ambition de souveraineté alimentaire en résultats concrets et tangibles », a révélé le ministre Mabouba Diagne. D’ailleurs, il a saisi cette occasion pour appeler à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs de la filière. Pour lui, chacun doit tirer au maximum son épingle du jeu.

Pour l’hivernage 2025/2026, plus de 29 500 hectares ont été emblavés, dont 27 443 hectares de riz, tandis que la saison sèche froide 2025/2026 totalise plus de 15 000 hectares, incluant des cultures maraîchères et céréalières. Pour la campagne SSC 2026, les travaux culturaux ont déjà démarré dans le Delta, la Moyenne Vallée et autour du lac de Guiers.

Le ministre invite les acteurs à relever les défis

La situation de la filière riz, n’a pas laissé insensible Mabouba Diagne qui a invité les producteurs de riz à relever les défis de la productivité et de la commercialisation. « Des défis persistent, notamment en matière de productivité et de commercialisation. Malgré nos progrès, le Sénégal importe encore plus d’un million de tonnes de riz blanc, pesant lourdement sur notre balance commerciale. Dans un marché international incertain et spéculatif, cette dépendance est un risque que nous ne pouvons plus courir », a averti le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. Pour lui, la situation doit évoluer. « C’est précisément pour renverser cette tendance et changer de paradigme que le gouvernement a décidé de passer d’un soutien dispersé à une dynamique intégrée, structurée et durable”, a-t-il signalé précisant que la mission du gouvernement est claire. « Il s’agit d’intensifier nos chaînes de valeur agricoles, de renforcer la résilience des territoires et réduire drastiquement notre dépendance aux importations. Dans cette perspective, la riziculture occupe une place centrale et grâce à nos ressources naturelles et aux infrastructures existantes, la Vallée du fleuve possède un potentiel exceptionnel. Les résultats historiques de la campagne 2025, obtenus en dépit des contraintes rencontrées, prouvent que nous sommes sur le bon chemin pour marcher résolument vers l’atteinte de l’autosuffisance », s’enorgueillit-il

Toutefois, Dr Mabouba Diagne, a invité à l’essentiel. « L’heure n’est plus aux déclarations de principe, mais à l’action concertée et méthodique. L’État prendra ses responsabilités, mais il attend de chaque acteur un engagement ferme et mesurable », a averti M. Diagne.

Prenant la parole au nom de l’interprofession, le président du CIRIZ, Ousseynou Ndiaye, a salué les mesures d’accompagnement annoncées par l’État. « Nous lançons aujourd’hui la première campagne de saison sèche chaude issue du contrat-programme que nous avons signé avec le gouvernement. Des financements importants ont été mobilisés pour les aménagements hydro-agricoles, l’agro-industrie et le financement de la production », a-t-il expliqué. Le président du CIRIZ a également annoncé des objectifs ambitieux pour la campagne 2026, avec une mise en valeur d’environ 53 000 hectares et un rendement moyen visé de 6,7 tonnes à l’hectare, tout en insistant sur l’importance du financement et de la commercialisation du riz local.

Selon les données présentées par la SAED, les campagnes agricoles en cours affichent des résultats encourageants au grand bonheur des acteurs qui accompagnent le programme de l’État.

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