En visite de terrain du C A, Diarra Sow DG OLAC étale les réalisations et décline les projets de 2026

Le Conseil d’Administration de l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), s’est tenu pour la première fois à Saint-Louis sous le magistère de la Directrice générale Diarra Sow. C’est historique.
« Normalement, les conseils, on les faisait au niveau de l’antenne de Dakar, mais cette fin d’année, exceptionnellement, on a choisi de le faire à Saint-Louis avec tous les membres du Conseil d’Administration avec à sa tête le professeur Ahmed Iyane Sow, PCA de l’OLAC », déclare de prime abord Diarra Sow.
« Le Lac de Guiers, un joyau à préserver »
Cette réunion a été l’occasion de discuter des dossiers importants, notamment les travaux de l’année 2025, le budget 2026 et le plan de recrutement. La Directrice générale de l’OLAC est revenu sur la visite de terrain du Conseil d’Administration. « Aujourd’hui, on continue le CA avec une visite sur le terrain pour une première, à la demande des administrateurs. On a déjà fait une visite sur la réserve d’eau douce de Bango, qui est une réserve stratégique où depuis 2025, le lac est en train de faire des travaux sur l’amélioration de l’hydraulicité de la réserve, en plus aussi de l’amélioration de la qualité de l’eau », signale Diarra Sow très contente de cette descente de terrain. » Nous sommes très satisfaite de la visite du Conseil d’Administration à Bango. C’est une occasion pour nous de montrer les efforts que nous déployons pour améliorer la gestion de l’eau et protéger l’environnement », soutient-elle.
L’importance de la gestion de l’eau
« Le Lac de Guier est un joyau pour notre pays. Il alimente la capitale, Dakar, à plus de 50% et est un lieu de biodiversité exceptionnelle. Il est donc crucial que nous prenions des mesures pour préserver cet écosystème fragile », estime Diarra Sow pour qui l’avenir est prometteur.
Des projets pour l’avenir
La visite s’est ensuite poursuivie au Lac de Guiers, une réserve stratégique qui alimente la capitale, Dakar, à plus de 50%. Les administrateurs ont visité l’embarcadère et ont embarqué pour une traversée de 30 kilomètres sur le lac, qui leur a permis de découvrir l’écosystème lacustre et les enjeux qui pèsent sur le lac. « Nous avons des projets ambitieux pour l’avenir, notamment la modernisation de l’ouvrage de Richard Toll et l’automatisation des apports d’eau du fleuve Sénégal. Nous sommes également en train de travailler sur des projets de transfert d’eau pour alimenter le triangle Dakar-Mbour-Thiès et Touba », annonce la Directrice générale de l’OLAC avant d’annoncer certains projets. il s’agit entre autres des PIGEA, les travaux Mar-Beté, construction de mini barrages, construction des digues de Nder, de Nguidjilogne et un important projet en Casamance. Pour l’effectivité et la réussite de ces projets, la Directrice générale de l’OLAC invite toutes les parties prenantes à tirer leur épingle du jeu.
La mobilisation des acteurs
La visite a permis aux administrateurs de constater les efforts de l’Office des Lacs et Cours d’Eau pour améliorer la gestion de l’eau et protéger l’environnement avec l’apport de la communauté. « Nous appelons à la mobilisation de tous les acteurs pour préserver le Lac de Guiers. Il est important que nous travaillions ensemble pour protéger cet écosystème et assurer un avenir durable pour les générations futures », promet-elle.
Mieux, elle a levé un coin du voile pour lever d’éventuelles équivoques. Une présentation a été faite pour les enjeux des grands transferts d’eau parce que l’État du Sénégal compte mettre en œuvre sous peu des grands projets de transfert pour alimenter le triangle Dakar-Mbour et Touba. « Pour faire face à ces grands transferts, il faut qu’on augmente la capacité de rétention du lac. Et pour augmenter cette capacité de rétention, il faut une gestion coordonnée entre l’Office des Lacs et Cours d’eau et aussi la Société de Gestion du barrage de Diama parce qu’actuellement avec les pertes que l’on enregistre au niveau du lac et les prises des agriculteurs ou bien des agrobusiness qui sont autour, ceci peut en quelque sorte enfreindre la mise en œuvre de ces projets », avertit Diarra Sow qui est aussi revenue sur la suite. « Dans la deuxième phase aussi, on va élargir ces endiguements sur la partie sud du Lac et éventuellement aussi des facaurdages pour diminuer la population de typhas qui est au niveau du lac de guerre », informe Mme Sow qui rappelle que l’OLAC ne gère pas uniquement le Lac de Guiers. » On gère tout ce qui est lacs et cours d’eau intérieur. Le lac de Guiers, c’est un cas d’école », précise la Directrice générale se l’OLAC
La visite du Conseil d’Administration de l’Office des Lacs et Cours d’eau a été un succès, permettant aux administrateurs de découvrir les réalisations et les défis de l’Office. « Cette visite nous a permis de souligner l’importance de la gestion de l’eau et de la protection de l’environnement pour le développement durable de la région », s’est réjoui le Pr Ahmed Iyane Sow PCA de l’OLAC.



