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Ministère de la Santé : un budget de 217,27 milliards FCFA axé sur la prévention et la réforme hospitalière

L’Assemblée nationale a adopté le projet de budget 2026 du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, arrêté à 274,28 milliards FCFA en autorisations d’engagement et 217,27 milliards FCFA en crédits de paiement, à l’issue des débats entre parlementaires et membres du gouvernement. Défendu par le ministre Ibrahima Sy, ce budget marque une nouvelle étape dans la transformation du système de santé sénégalais, avec un accent mis sur la prévention, la digitalisation, le renforcement du plateau technique et la réforme hospitalière.

Sur les 165 députés inscrits, 139 ont pris part au vote, dont 11 par procuration. Le texte a été adopté par 134 voix pour, 3 contre et 2 abstentions. Le budget global du ministère est arrêté à 274 284 957 940 F CFA en autorisations d’engagement (AE) et 217 278 557 940 F CFA en crédits de paiement (CP) pour l’exercice 2026. La plus grande part de l’enveloppe budgétaire est consacrée au Programme Offre de soins de qualité, qui bénéficie d’un montant total de 191 974 872 493 F CFA en AE et 134 974 872 493 F CFA en CP. Ces investissements visent à renforcer le plateau technique, améliorer les infrastructures et soutenir la qualité de la prise en charge des patients sur l’ensemble du territoire national. 

Le Programme Pilotage, Coordination et Gestion administrative bénéficie d’un budget estimé à 58 371 258 382 F CFA en AE et 58 366 508 382 F CFA en CP. 

Le Programme Prévention et promotion de la santé, pilier important de la politique sanitaire, est doté de 23 938 827 065 F CFA en AE et 23 937 177 065 F CFA en CP. Ces ressources sont destinées à renforcer la lutte contre les maladies, la prévention, la promotion de l’hygiène et les campagnes de santé publique.

Le ministre Ibrahima Sy a mis en avant plusieurs réalisations enregistrées en 2024-2025 et les actions prévues pour 2026. Parmi elles : l’acquisition de six scanners, la distribution de près d’une centaine d’ambulances depuis 2024, l’achèvement de plusieurs chantiers hospitaliers, dont l’hôpital de Tivaouane, prêt à ouvrir progressivement, ainsi que la mise en route de l’accélérateur de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec.

Le Centre national d’oncologie a également connu une avancée notable et les laboratoires d’analyses médicales ont été renforcés.

Le ministre a également évoqué des mesures destinées à résoudre des dysfonctionnements persistants, notamment l’ouverture du poste de santé de Liberté 2 et l’amélioration de la gouvernance de certaines structures.

La transformation numérique du secteur progresse rapidement : 73 % des 300 000 dossiers patients informatisés prévus sont déjà réalisés. Cette digitalisation vise à améliorer la traçabilité, les recettes hospitalières et la transparence de la gestion.

Parallèlement, plusieurs chantiers législatifs et organisationnels sont en cours, notamment la révision du Code de la Santé, l’actualisation de la carte sanitaire et la réforme hospitalière visant à harmoniser les tarifs, renforcer la gouvernance et adapter les prestations aux besoins des populations.

Le ministre a insisté sur la nécessité de mieux organiser la médecine traditionnelle et de renforcer la lutte contre les médicaments illicites. Entre 2024 et 2025, 4,2 milliards FCFA de faux médicaments ont été saisis grâce à une action conjointe avec les forces de sécurité.

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a souligné que les ressources publiques, malgré une hausse réelle de 38,6 milliards FCFA, restent insuffisantes face aux besoins croissants du secteur. Il a appelé à une implication accrue du secteur privé, estimant que près de 1 000 milliards FCFA pourraient être mobilisés si les conditions étaient adéquates. Il a également rassuré que la baisse apparente du budget résulte du transfert de certains programmes vers d’autres ministères, comme la protection sociale ou les infrastructures, et qu’un 

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