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Saint- Louis: Les conducteurs de Jakarta manifestent contre les contrôles répétitifs 

À Saint-Louis, la conduite de motos «Jakarta» est devenue une source de revenus pour plusieurs jeunes qui étaient en chômage. Cependant, certains conducteurs déplorent les nombreuses difficultés rencontrées dans l’exercice de leur métier et sollicitent l’aide des autorités.

La tension a été vive hier á Saint-Louis où les conducteurs de Jakarta sont sortis massivement pour ruminer leur courroux. L’interdiction de stationner au niveau du rond-point les irrite. Parfois, les contrôles répétitifs des policiers les poussent à cacher leurs motos. « Nous sommes fatigués. On nous traque partout dans la ville. Nous sommes obligés d’aller à la recherche des clients. On nous interdit le stationnement aux ronds-points du Pont Faidherbe. Nous sommes victimes de tracasseries », indique Ibrahima Mbengue. Selon lui, les forces de l’ordre entravent régulièrement leur activité. « Elles ne tolèrent pas la conduite sans casque. Elle est sanctionnée par une amende. Nous dénonçons le comportement agressif de certains conducteurs de motos «Jakarta». Je pense que c’est cela qui justifie l’interdiction de stationner dans certaines zones à forte affluence. C’est une façon de lutter contre les agressions en plein jour », dit-il.

Les conducteurs de Jakarta bloquent le pont FaidherbeCette situation a été décriée par M. Mbengue et ses camarades qui sont massivement pour dire « non », à ce qu’ils considèrent comme un abus. Du coup, la circulation a été perturbée par les conducteurs de Jakarta. Courroucés, ils ont bloqué le pont Faidherbe, principal axe de liaison entre l’île et le continent, provoquant d’importants embouteillages. Un malheur ne venant jamais seul, les usagers qui arpentent cette infrastructure, ont subi avec amertume le diktat des conducteurs de Jakarta. À travers cette forte mobilisation, les « Jakartamens » ont déversé leur bile en dénonçant leurs conditions de travail. « Nous menons difficilement notre activité. Nous ne pouvons plus accepter les tracasseries policières répétées. Les policiers nous empêchent de travailler correctement. Chaque fois qu’ils nous arrêtent, ils immobilisent nos motos et nous imposent le paiement de 7 000 de Fcfa comme contravention. Ça ne peut plus continuer. Trop, c’est trop », a déploré le porte-parole. Pour lui, ce n’est pas tout. « Les contrôles sont abusifs. Les procédures administratives liées à la régularisation de nos motos sont lourdes. Pis, les démarches longues et complexes sont accompagnées de frais excessifs, qui pèsent lourdement sur nos revenus quotidiens déjà précaires. Il nous arrive de rentrer parfois avec 1.000 Fcfa », a conclu Ibrahima Mbengue.

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