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GOUVERNEMENT : Marie Angélique Mame Selbé Diouf, l’ascension d’une militante de la première heure à la tête du ministère de la Famille

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à un réajustement de son équipe gouvernementale. Parmi les nominations majeures, celle de Marie Angélique Mame Selbé Diouf au poste de ministre de la Famille et des Solidarités retient particulièrement l’attention. Cette enseignante de formation, figure de proue de la XVe législature, succède à Maïmouna Dièye à la tête de ce département hautement stratégique.

Un choix qui consacre la trajectoire rectiligne d’une militante de terrain devenue une pièce maîtresse de la majorité au pouvoir.

De l’ombre des salles de classe aux premières heures de PASTEF

Originaire de Joal-Fadiouth, Marie Angélique Mame Selbé Diouf a longtemps mis ses compétences au service de l’éducation nationale avant de franchir le pas de l’engagement politique à plein temps. Son histoire politique est intimement liée à celle des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF). Invitée à rejoindre l’aventure dès le jour du lancement officiel du parti par Bassirou Diomaye Faye lui-même, elle en devient l’une des pionnières les plus actives.

Loin des projecteurs dakarois, c’est à la base, dans la commune de Keur Massar Sud, qu’elle forge sa légitimité. Responsable du fichier communal, elle structure, organise et massifie le parti à l’échelle locale. Parallèlement, elle prend du galon national en devenant la vice-coordonnatrice du Mouvement des jeunes et des femmes de Pastef (MOJIP) pour la zone de Dakar. Son influence locale est couronnée par son élection comme première vice-présidente du Conseil départemental de Keur Massar.

Une figure parlementaire au tempérament de feu

Investie en quatrième position sur la liste nationale de PASTEF lors des élections législatives, elle fait une entrée remarquée au sein de l’hémicycle. À ceux qui s’attardaient sur les logiques de positionnement, elle répondait avec philosophie : « L’essentiel n’est pas la place occupée, mais la possibilité de représenter dignement les citoyens. »

À l’Assemblée nationale, la députée Diouf s’est rapidement imposée comme la voix forte du groupe parlementaire de la majorité, dont elle assurait la vice-présidence. Membre active de commissions clés — notamment celle des Lois et celle de la Santé et de la Solidarité nationale —, elle a marqué les esprits par des prises de position sans concession. Les observateurs se souviennent encore de son intervention incisive lors des débats sur la loi d’amnistie, où elle avait vigoureusement interpellé l’opposition et exigé la reddition des comptes.

Les lourds chantiers de la solidarité nationale

En quittant son écharpe de députée pour les lambris dorés du ministère de la Famille et des Solidarités, l’ancienne enseignante change de dimension mais reste fidèle à sa fibre sociale.

Sa feuille de route s’annonce dense au regard des urgences socio-économiques du pays :

  • Protection sociale : Moderniser et étendre les filets de sécurité pour les ménages les plus démunis.
  • Autonomisation des femmes : Développer des mécanismes de financement concrets pour l’entrepreneuriat féminin.
  • Petite enfance et troisième âge : Revoir les structures de prise en charge des couches les plus vulnérables de la société.

Avec cette nomination, le président Diomaye Faye valide la doctrine de la méritocratie militante au sein de son administration. Pour Marie Angélique Mame Selbé Diouf, le plus dur commence : transformer la ferveur des meetings politiques en résultats concrets pour le quotidien des familles sénégalaises.

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