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Richard-Toll : Un réseau de cyberescrocs démantelé après une simple affaire de drogue

Quatre individus ont été déférés au parquet de Saint-Louis ce lundi 29 juin 2026. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et escroquerie en ligne. Le gang utilisait de faux profils féminins et le partage d’écran sur WhatsApp pour vider les comptes Wave de leurs victimes.

C’est un coup de filet inattendu pour les hommes du commissariat de Richard-Toll. Ce qui n’était au départ qu’une simple interpellation pour usage collectif de chanvre indien s’est transformé en une importante affaire de cybercriminalité. L’enquête a permis de mettre fin aux agissements d’un réseau d’escrocs particulièrement ingénieux.

Le piège du partage d’écran

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, tout a basculé lors de l’examen des téléphones portables de trois premiers suspects : O. Diallo, A. A. Wade et M. Mall. En analysant les appareils, les enquêteurs ont découvert un mode opératoire technique bien rodé.

Les cyberdélinquants intégraient des groupes WhatsApp à caractère pornographique en usurpant des identités féminines. Une fois le contact établi avec leurs cibles, ils passaient à la vitesse supérieure via des appels vidéo. Les escrocs incitaient alors habilement leurs victimes à activer l’option de « partage d’écran ».

Grâce à cette manipulation visuelle, les malfaiteurs parvenaient à intercepter les codes secrets et à détourner en temps réel les fonds disponibles sur les comptes Wave des victimes, à l’insu de ces dernières.

Près de 1,5 million de FCFA saisis

Déjà détenus à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis pour l’affaire de stupéfiants, les trois mis en cause ont rapidement avoué les faits face aux enquêteurs. Ils ont également dénoncé un quatrième complice, M. Fall, qui a immédiatement été arrêté à son tour.

Les perquisitions menées par la police ont été fructueuses. Les forces de l’ordre ont saisi la somme de 1 450 000 francs CFA en espèces, ainsi que sept téléphones portables. Plusieurs de ces smartphones auraient été achetés directement avec l’argent volé.

Le gang a été présenté au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Saint-Louis pour association de malfaiteurs et escroquerie en ligne.

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