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Universités : Menace de blocage des examens suite au mot d’ordre de débrayage de la Fédération nationale de l’Enseignement Supérieur

Les universités publiques sénégalaises traversent une nouvelle zone de turbulences. La Fédération nationale des Syndicats de l’Enseignement Supérieur a décrété ce vendredi 3 juillet 2026 un mot d’ordre de débrayage de 24 heures. Ce mouvement d’humeur, largement suivi, vise à dénoncer le statu quo persistant autour de la généralisation de l’indemnité de logement, une revendication clé des acteurs du secteur.

Haussant le ton face à ce qu’il qualifie d’inertie gouvernementale, le représentant de la Fédération nationale, Ibrahima Traoré, a fustigé l’attitude des autorités étatiques. Selon lui, le manque de volonté politique s’apparente désormais à une stratégie de contournement délibérée pour éviter de solder les engagements pris.

« Depuis 2025, nous avons initié une campagne de dénonciation pour la discrimination dont nous sommes victimes au niveau de l’enseignement supérieur, à savoir sur l’indemnité de logement », a rappelé le syndicaliste avec fermeté. Devant l’enlisement des discussions, la structure syndicale a choisi de passer à la vitesse supérieure. « Aujourd’hui, la Fédération nationale a donné un mot d’ordre à toutes les universités du Sénégal de décréter 24 heures suite à ce manquement, suite à ce dilatoire que l’État est en train de mener avec les syndicats », a-t-il martelé. Les grévistes pointent notamment du doigt l’absence totale d’évolution du dossier depuis la tenue de l’atelier de Saly en avril dernier, qui devait pourtant jeter les bases d’un accord durable.

Un front syndical uni face au « dilatoire » de l’État

Cette colère est pleinement partagée à la base, notamment au sein de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Le coordonnateur de l’intersyndical de l’UGB, Amath Diallo, a apporté son soutien total aux déclarations d’Ibrahima Traoré, confirmant une parfaite unité d’action au niveau des différentes sections universitaires du pays. Les syndicalistes dénoncent d’une seule voix une politique de deux poids, deux mesures dans le traitement des agents du supérieur.

Le timing de ce débrayage n’est pas anodin et fait peser de lourdes menaces sur la validation de l’année universitaire. Nous entrons dans la période cruciale des évaluations, et le blocage du système pourrait s’avérer fatal pour le calendrier académique.

Ibrahima Traoré a lancé un avertissement solennel au ministère de tutelle : sans réaction favorable et immédiate dans les prochains jours, le mouvement pourrait se durcir de manière irréversible. « Sinon, nous sommes en période très sensible des examens. Il risque d’y avoir des blocages », a-t-il déploré. Appelant ses camarades à rester mobilisés « comme un seul homme », le front syndical place désormais le gouvernement face à ses responsabilités pour éviter une paralysie totale des campus.

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