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Gamou 2026 à Médina Baye : L’autonomisation des talibés au cœur des priorités de l’État

La sainte cité de Médina Baye vibre au rythme du Gamou 2026. C’est dans ce cadre solennel que le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique (MEFPT), M. Idrissa Samb, a effectué ce lundi une visite de courtoisie auprès du Khalife général de Médina Baye, Serigne Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahima Niass. Au-delà des civilités d’usage, cette rencontre à forte charge symbolique a acté le lancement d’une offensive gouvernementale majeure pour l’inclusion socio-économique des jeunes des écoles coraniques à travers le projet novateur « Daara-Atelier ».

Accompagné d’une forte délégation comprenant les hauts cadres de son ministère ainsi que les autorités administratives de la région de Kaolack, le ministre Idrissa Samb a été reçu avec tous les honneurs par le guide religieux. Cette visite aura surtout servi de tribune pour exposer la vision de l’État visant à transformer le visage de l’apprentissage traditionnel en y greffant des compétences techniques modernes.

Le projet « Daara-Atelier » : Une réponse concrète à l’insertion des talibés

Au centre des discussions, la mise en œuvre effective du projet « Daara-Atelier » à Médina Baye représente un tournant historique. Cette initiative présidentielle ambitionne de briser les barrières de l’exclusion en offrant aux pensionnaires des daaras un accès direct à des formations qualifiantes. L’objectif est clair : doter les talibés de compétences techniques solides afin de leur ouvrir de réelles perspectives d’insertion sur le marché du travail ou de les guider vers l’auto-entrepreneuriat.

Pour la cité religieuse de Kaolack, le MEFPT a ciblé des filières stratégiques, en parfaite adéquation avec le tissu économique local et les besoins du marché de la région administrative. Pour la cité religieuse de Kaolack, le ministère a sélectionné des filières stratégiques qui répondent directement aux besoins économiques de la région. Tout d’abord, les pensionnaires seront initiés aux techniques du froid et de la climatisation, un secteur en pleine expansion qui offre de nombreux débouchés dans l’artisanat et les industries locales. En parallèle, ils recevront une formation rigoureuse en structure métallique, englobant la chaudronnerie et la soudure, afin d’acquérir des compétences manuelles très recherchées sur les chantiers de construction. Le programme met également l’accent sur la transformation des produits agricoles, une filière clé pour valoriser le potentiel agro-industriel du bassin arachidier et créer de la valeur ajoutée sur place. Enfin, l’apprentissage de l’aviculture permettra aux jeunes talibés de maîtriser les techniques d’un élevage à cycle court, leur garantissant ainsi une insertion rapide et la génération de revenus immédiats.

En positionnant la formation professionnelle comme un levier d’autonomisation, le ministère entend redonner toute sa dignité à la jeunesse des daaras. Il ne s’agit plus seulement d’apprendre un métier, mais de construire un avenir socio-économique stable et inclusif.

L’onction et les bénédictions du Khalife Général

L’annonce de ce programme a été accueillie avec un immense enthousiasme par les autorités religieuses de la cité. Prenant la parole, le Khalife général de Médina Baye, Serigne Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahima Niass, a exprimé sa profonde satisfaction et son soulagement face à une telle initiative.

Reconnu pour son engagement constant en faveur de l’éducation, du panafricanisme et du développement social, le guide spirituel a formellement apporté son soutien total et sa bénédiction au projet « Daara-Atelier ». Le Khalife a salué une démarche pragmatique qui préserve la vocation spirituelle des daaras tout en armant les enfants contre la précarité économique grâce au savoir-faire technique.

À la veille du grand rassemblement du Gamou 2026, cette convergence de vues entre l’État et la Haute autorité de Médina Baye envoie un signal fort à toute la communauté nationale : la modernisation des daaras et l’avenir de la jeunesse sénégalaise passent irrévocablement par l’alliance entre la foi, la science et les compétences professionnelles.

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