Protocole d’accord: l’ANAM et ses partenaires s’engagent à sauver Saint-Louis de la brèche

La ville de Saint-Louis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est en danger. La brèche de la Langue de Barbarie, qui sépare la ville de l’océan Atlantique, menace de plus en plus les populations et les activités économiques de la région. Face à cette situation d’urgence, l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) a organisé un atelier d’information et de sensibilisation des parties prenantes pour trouver des solutions durables pour sauver la ville de la brèche.
La rencontre, qui a réuni les autorités locales, les représentants des communautés, les partenaires techniques et financiers, a permis de signer une convention multipartite pour un projet intégré comprenant la stabilisation de la brèche, la construction d’un port de pêche moderne et d’un centre de formation aux métiers de l’économie bleue.
Le Directeur général de l’ANAM signale que la brèche de Saint-Louis a englouti beaucoup d’études. « Il est temps de passer à l’action après de nombreuses études restées sans suite pour stabiliser cette brèche afin qu’il n’y ait plus de victimes», a rappelé M. Diop qui a annoncé le démarrage incessant des travaux. « Nous allons démarrer les travaux très prochainement, avec l’ambition de concrétiser des réalisations à court et moyen termes, à l’horizon 2030 », a promis Bécaye Diop. Selon lui, c’est un projet qui demande beaucoup de moyens. « Heureusement pour nous, nous sommes accompagnés par Inves International du Royaume des Pays-Bas », a révélé Bécaye Diop, ajoutant que l’Union européenne devrait également rejoindre le financement.
Le projet, qui s’étale jusqu’en 2030, comporte plusieurs projets allant du dragage á l’aménagement de voies navigables de la brèche et du chenal de navigation en passant par la construction d’un port de pêche moderne et d’un centre de formation aux métiers. « Seule une intervention globale permettra de répondre efficacement aux enjeux environnementaux et socio-économiques », a indiqué Mahmouth Diop, Directeur général de l’Agence de Développement municipal (ADM) qui a souligné l’urgence de la situation. Si on ne continue pas à protéger la brèche contre l’érosion côtière, une bonne partie de la population de Saint-Louis se retrouvera sous l’eau », a-t-il prévenu avant d’ajouter « nous intervenons sur la brèche depuis 6 ans, 7 ans dans le cadre du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERPP) ». Pour lui, « il faut agir vite » avant de saluer le portage du BOCS qui a appelé ànune synergie renforcée entre les différents acteurs pour garantir la cohérence et l’efficacité des interventions. « Le dossier est suivi au plus haut niveau de l’État, notamment par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre », a laissé entendre le Directeur général de l’ADM.
L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Sidy Guissé Diongue, a souligné l’importance du projet pour la ville de Saint-Louis. « Il est essentiel de prendre des mesures concrètes pour protéger notre ville et notre économie », a-t-il dit.
La rencontre a permis de mobiliser les acteurs autour d’un projet ambitieux qui vise à sauver Saint-Louis de la brèche et à promouvoir le développement socio-économique de la région. Les participants ont exprimé leur engagement à travailler ensemble pour concrétiser ce projet et assurer un avenir meilleur pour les populations de Saint-Louis.


