ROSSO : DÉTHIÉ FALL INSPECTE LE PONT FRONTIÈRE ET EXIGE UNE LIVRAISON AU 31 DÉCEMBRE 2026

Accompagné de son homologue mauritanien, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a constaté samedi que les travaux du pont de Rosso sont exécutés à 50 %. Face aux entreprises, il a brandi un ultimatum : atteindre 90 % d’avancement en novembre pour une mise en service impérative avant la fin de l’année.

Rosso, 9 mai 2026 : Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall a effectué, samedi, une visite de terrain pour constater l’état d’avancement des travaux du pont de Rosso situé sur la frontière Sénégalo-mauritanienne. Cette infrastructure stratégique, attendue depuis plusieurs années, doit relier les deux rives du fleuve Sénégal et fluidifier enfin le trafic commercial et humain entre les deux nations.
Une visite conjointe pour sceller la coopération bilatérale
L’inspection s’est déroulée sous le signe de l’unité. En compagnie de son homologue mauritanien chargé de l’Equipement et des Transports, le ministre des Infrastructures a appelé les entreprises chargées des travaux de continuer sur ce dynamisme constaté depuis quelques temps pour livrer le chantier au mois de décembre prochain.

La présence côte à côte de Déthié Fall et d’Ely Ould El Veireck souligne le caractère prioritaire de l’ouvrage pour l’intégration sous-régionale. Le pont de Rosso est en effet considéré comme un « maillon clé du corridor Dakar-Nouakchott », un axe vital pour les échanges transnationaux.
Un chantier à 50 % : l’heure de l’ultimatum

Malgré les avancées, l’heure n’est plus à la procrastination. Sur le site, les équipes techniques ont confirmé que « le taux d’exécution global des travaux est actuellement estimé à 50 % ». Si le ministre sénégalais a salué « ce dynamisme constaté depuis quelques temps » et une «meilleure mobilisation du personnel ainsi qu’un déploiement plus important de la logistique», il n’a pas caché ses exigences de rigueur. « On sent qu’il y a un chantier, que le personnel est mobilisé ainsi que la logistique », a-t-il affirmé, avant de poser un calendrier de fer. «Nous voulons voir ce chantier être achevé à la fin de cette année. Un seul jour de plus ne sera toléré», a rappelé M. Fall. L’objectif intermédiaire est clair. «Nous vous fixons comme objectif intermédiaire un niveau d’avancement de 90 % en novembre», a précisé M. Déthié Fall.
Le ministre a conclu ce chapitre par une mise en garde ferme. « Les autorités n’accepteront aucun glissement sur les délais ni sur les recommandations techniques. Les entreprises sont désormais sommées de mobiliser leurs équipes 24 heures sur 24 », a encore déclaré le ministre des Infrastructures.
Un levier économique pour l’espace CEDEAO-UEMOA
Au-delà du béton, l’enjeu est humain et économique. Le futur pont doit remplacer l’actuel bac, « souvent saturé et soumis aux aléas du niveau des eaux ». L’objectif est double : « réduire les délais de traversée et sécuriser le transport des biens et des personnes ».

Pour les deux gouvernements, « ce pont représente plus qu’une liaison routière ». Il est perçu comme un véritable « levier de développement économique » pour les villes de Rosso-Sénégal et Rosso-Mauritanie. En ligne de mire, la mise en service de décembre 2026 doit « désengorger le trafic et renforcer la coopération entre Dakar et Nouakchott dans le cadre de l’OMVS ».
En quittant les lieux, Déthié Fall a tenu à rappeler la portée symbolique du projet. «Ces infrastructures ne sont pas de simples constructions », a-t-il insisté, rappelant « l’impact attendu sur la mobilité, la sécurité et l’économie locale ».




