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SAINT-LOUIS : MOUSSA BALA FOFANA INAUGURE À DIOUGOP 16,5 MILLIARDS DE FCFA D’INFRASTRUCTURES POUR LES FAMILLES DE LA LANGUE DE BARBARIES

Logements sociaux, poste de santé et marché moderne ont été remis samedi aux populations déplacées de la Langue de Barbarie. Pour le ministre de l’Urbanisme, Moussa Balla Fofana, ces ouvrages traduisent « une réponse concrète de l’État » face à l’érosion côtière. Le Projet SERRP ambitionne de reloger 15 000 personnes et de faire de Saint-Louis un territoire pilote de la résilience climatique.

Saint-Louis, 9 mai 2026 – « Ce samedi, Saint-Louis se relève, se construit et avance ». 

Dans la commune de Gandon, sur le site de Diougop, l’État a concrétisé une étape majeure du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience, SERRP. « Depuis des années, le Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP), s’emploie à améliorer durablement les conditions d’existence des populations déplacées de la langue de Barbarie ». « Aujourd’hui, Saint-Louis tient ses promesses, avec une série d’inauguration d’ouvrages socio-collectifs de base en vue ».

Un investissement de 16,5 milliards FCFA pour réduire la vulnérabilité côtière

Ce samedi 9 mai 2026, Monsieur Moussa Balla Fofana, Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, a procèdé, à Saint-Louis, à l’inauguration de plusieurs infrastructures structurantes, dans le cadre du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP).

L’Agence de Développement municipal, ADM, assure l’exécution du projet. L’Agence de Développement municipal (ADM), agence d’exécution du projet, y joue un rôle central. Elle est représentée par son Directeur Général, Dr. Mamouth Diop.

Cette inauguration perçue comme un acte symbolique marque une étape décisive dans la mise en œuvre du projet financé par la Banque mondiale, visant à réduire la vulnérabilité des populations de la Langue de Barbaries face aux risques côtiers. «Au total, le montant des infrastructures et équipements et services délivrés livrés et inaugurés est de 16 Milliards 500 Millions CFA.

Des logements, un poste de santé et un marché pour reconstruire la vie

La journée a été très bénéfique aux familles. Trois réalisations majeures leurs ont été livrées.

Logements sociaux : 7 000 personnes déjà relogées

Sur le site de Diougop, un programme de logements sociaux a été aménagé sur 14 hectares pour accueillir les familles sinistrées et les populations vulnérables de la bande des 20 mètres de la Langue de Barbarie.

À ce jour, 305 villas ont été réceptionnées, dont 181 déjà livrées à leurs bénéficiaires, soit 7 000 personnes définitivement relogées. Un taux de réception de 70%, pour un montant cumulé de 6 Milliards 300 millions de F CFA. Ce samedi, de nouvelles familles reçoivent les clés de leur nouveau foyer, signe tangible d’un État qui tient ses engagements.

Le ministre a donné le cap lors de cette cérémonie qui symbolise une réponse concrète de l’État aux attentes légitimes des populations affectées par l’érosion côtière et les effets du changement climatique.

Le programme prévoit à terme la réalisation de 436 logements sociaux. Selon le ministre, « 304 logements sont déjà finalisés, tandis que le processus de conciliation avec les personnes affectées atteint un taux de 97 % ». Les habitations disposent de cuisines, de blocs sanitaires et d’espaces familiaux.

Un  poste de santé évolutif pour un accès de proximité

Un poste de santé flambant neuf ouvre ses portes ce jour sur le site de Diougop, offrant aux habitants de ce quartier en pleine expansion un accès de proximité aux services de santé de base. Cette infrastructure répond à un besoin fondamental des familles relogées et des populations environnantes ». « Il est bâtit sur une assiette de 1700m2. Le bâtiment principal est évolutif avec la possibilité de faire des extensions pour migrer d’un poste à un centre de santé, intégrant toutes les commodités. Son coût est de 304 Millions 518 mille 902 F CFA.

Un marché moderne pour relancer l’économie locale

Un marché moderne est inauguré en ce même jour, venant compléter l’offre d’équipements collectifs du site. Cette infrastructure constitue un levier de dynamisation économique locale, permettant aux familles relogées de développer leurs activités commerciales dans un cadre structuré et adapté.

Il est implanté sur une assiette de 8000m2. Il est composé de : 12 Boutiques et 28 cantines et de plusieurs commodités d’un montant total de 414 Millions 806 mille 530 F CFA ».

Une stratégie intégrée de résilience urbaine

Au-delà des trois infrastructures inaugurées ce jour, le SERRP s’inscrit dans une approche intégrée de développement urbain résilient.

Le projet inclut la construction d’un collège, d’une école primaire et préscolaire, d’une mosquée et d’un centre socio-éducatif, l’élaboration de Plans d’Urbanisme Directeur (PUD) pour les communes de Saint-Louis, Ndiébène-Gandiol et Gandon, ainsi que la mise en place de programmes de restauration des moyens de subsistance au profit des bénéficiaires.

À terme, ce sont 15 000 personnes qui bénéficieront d’un relogement définitif et digne sur le site de Diougop, contribuant ainsi à la requalification de la Langue de Barbarie et au renforcement de la résilience côtière de Saint-Louis.

Saint-Louis, territoire pilote de l’adaptation climatique

Le projet SERRP, d’une durée de huit ans et d’un montant total de 78,5 millions d’euros (soit plus de 51 milliards de FCFA), est co-financé par l’État du Sénégal et la Banque mondiale, via des prêts et dons IDA. Il constitue l’une des réponses les plus ambitieuses jamais déployées pour accompagner la résilience urbaine et côtière de Saint-Louis.

Le ministre Moussa Bala Fofana a réaffirmé l’ambition gouvernementale. « La résilience climatique, la justice territoriale et l’accès à un habitat digne constituent désormais des priorités majeures pour l’action publique », a signalé le ministre Moussa Balla Fofana pour qui ces infrastructures ne sont pas de simples constructions. « Elles sont la promesse tenue d’un État aux côtés de ses citoyens, pour une ville plus résiliente, plus solidaire, plus forte », a-t-il conclu.

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