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Pêche : Madame le Ministre Amy Mara Dièye au chevet du Marché central au poisson

Le Ministère des Pêches et de l’Économie maritime engage un plan d’urgence et de modernisation pour sauver cette infrastructure hautement stratégique, asphyxiée par la vétusté et les défis de gouvernance.

C’est une immersion sans filtre qu’a menée Madame Amy Mara Dièye, Ministre des Pêches et de l’Économie maritime, ce vendredi 10 juillet 2026. L’autorité ministérielle a effectué une visite de terrain importante au Marché central au poisson de Pikine, véritable poumon de la distribution halieutique nationale. L’objectif était clair : échanger directement avec les forces vives de la plateforme et toucher du doigt les réalités d’une infrastructure aujourd’hui à bout de souffle.

« J’ai effectué une visite au Marché central au poisson de Pikine afin d’échanger avec les acteurs et d’apprécier les réalités de cette infrastructure stratégique pour notre secteur halieutique », a d’emblée déclaré la ministre à l’issue de sa tournée.

Un diagnostic sans complaisance des urgences

Cette descente sur le terrain a pris les contours d’un audit à ciel ouvert. Madame Amy Mara Dièye s’est entretenue avec les gestionnaires de la plateforme, les services techniques, mais aussi et surtout les acteurs de la filière, notamment les mareyeurs, les grossistes et les femmes transformatrices. Les discussions, directes et sans détours, ont mis en lumière un tableau clinique préoccupant qui plombe la rentabilité, la compétitivité et la salubrité de ce pôle économique majeur.

Le constat est sans appel et s’articule autour de contraintes structurelles majeures :

  • Infrastructures : Un vieillissement global et avancé des bâtiments et des voies de circulation interne.
  • Chaîne du froid : Un déficit chronique et alarmant dans la production de glace, combiné à la vétusté de plusieurs chambres froides.
  • Salubrité : Des dysfonctionnements majeurs du réseau d’assainissement impactant l’hygiène du site.
  • Gouvernance : Des blocages institutionnels flagrants et des limites financières étouffantes pour la structure.

« Cette visite a permis d’identifier plusieurs défis, notamment le vieillissement des infrastructures, les difficultés liées à la production de glace, la vétusté des chambres froides, les besoins en assainissement ainsi que certaines contraintes de gouvernance et de financement », a détaillé la ministre, mesurant l’ampleur de la tâche.

L’écoute et la co-construction comme méthode

Face à l’inquiétude légitime des acteurs de la filière, Madame la Ministre a tenu à rompre avec les logiques de décisions unilatérales. Elle a réaffirmé la volonté politique du gouvernement de placer le dialogue social au cœur de la relance du secteur.

« J’ai tenu à rassurer les acteurs de ma volonté d’inscrire notre action dans une démarche d’écoute, de dialogue et de concertation », a insisté Amy Mara Dièye. Elle a fermement assuré que l’intégralité des doléances et des dysfonctionnements consignés ferait l’objet d’un examen technique rigoureux et immédiat par ses services afin d’y apporter des correctifs structurels durables.

Vers un plan de modernisation d’envergure

Le Marché central au poisson de Pikine n’est pas un simple lieu de commerce. Cette infrastructure hautement stratégique joue un rôle névralgique dans le tissu économique national en assurant la commercialisation des produits de la mer et l’approvisionnement quotidien des populations de la presqu’île du Cap-Vert et de l’intérieur du pays. Sa paralysie ou son déclin menacerait directement la sécurité alimentaire du pays.

Pour y pallier, Mme Amy Mara Diéye Ministère des Pêches et de l’Économie maritime s’engage officiellement à initier, en parfaite synergie avec toutes les parties prenantes, un vaste plan de modernisation et de mise aux normes de la plateforme de Pikine. L’objectif de cette feuille de route est double : rehausser massivement les capacités de stockage et de conservation, et améliorer durablement les conditions de travail des acteurs pour garantir la sécurité sanitaire absolue des produits halieutiques.

« Avec l’ensemble des parties prenantes, nous travaillerons à la modernisation de cette infrastructure afin d’améliorer les conditions de travail, de renforcer la qualité des services et de soutenir durablement le développement du secteur des pêches », a rassuré avec optimisme Madame le Ministre. Un nouveau cap est fixé, reste désormais à matérialiser ces chantiers prioritaires sur le terrain.

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