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Le mouvement « Épaule contre Épaule » de Papis Diop recadre Mansour Faye après ses attaques contre les maires de Linguère

SAINT-LOUISLe climat politique sénégalais se crispe à nouveau suite à la vague de ralliements de maires du département de Linguère à la Coalition Diomaye Président. Face aux violentes critiques formulées par Mansour Faye, responsable de l’Alliance pour la République (APR), le Mouvement « Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Faye », dirigé par son président Papis Diop, est monté au créneau ce mardi 14 juillet 2026 à travers un communiqué officiel particulièrement incisif.

Dans ce document, l’organisation présidentielle exprime son profond désaccord face à la virulence des attaques de l’ancien ministre de Macky Sall. « Le Mouvement « Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Faye » a pris connaissance des déclarations de M. Mansour Faye, qui s’est vivement attaqué aux maires du département de Linguère ayant choisi de rejoindre la Coalition Diomaye Président », introduit le texte, avant de déplorer « le ton employé et les jugements portés sur des élus qui ont exercé un droit fondamental reconnu dans toute démocratie : celui de choisir librement leur engagement politique ».

Pour le mouvement de Papis Diop, accuser ces élus locaux de céder au simple opportunisme est une insulte au choix des électeurs. Le communiqué martèle que « les propos selon lesquels ces maires auraient agi uniquement pour « leurs propres intérêts » sont non seulement excessifs, mais aussi profondément irrespectueux à l’égard d’élus qui ont reçu leur légitimité du suffrage universel ». Selon l’organisation, ces édiles répondent avant tout aux exigences de leurs mandants : « Les populations qu’ils représentent attendent d’eux des résultats concrets et non une fidélité aveugle à un parti lorsque celui-ci ne correspond plus à leurs convictions ».

L’arroseur arrosé : le rappel historique de 2012

Maniant l’ironie politique, Papis Diop et ses équipes n’ont pas manqué de confronter l’APR à ses propres pratiques passées. Le mouvement qualifie de « surprenant d’entendre aujourd’hui de tels reproches de la part de responsables de l’Alliance pour la République ».

Le texte rappelle ainsi les événements qui ont suivi l’alternance de 2012, lorsque le Parti démocratique sénégalais (PDS) s’était vidé au profit du pouvoir naissant de Macky Sall : « En 2012, à la suite de l’élection du Président Macky Sall, le pays a connu un vaste mouvement de ralliements. Des centaines de responsables politiques, de députés, de maires issus principalement du Parti démocratique sénégalais (PDS) avaient rejoint le nouveau pouvoir ». À l’époque, rappelle le communiqué, ces transhumances étaient perçues de manière positive par le camp de Mansour Faye : « ces adhésions étaient présentées comme l’expression normale de la démocratie. Elles n’étaient ni condamnées ni qualifiées de trahison ».

Posant une question rhétorique directe à l’opposition, le mouvement s’interroge : «Pourquoi ce qui était considéré comme légitime en 2012 deviendrait-il condamnable en 2026 ? La démocratie ne saurait être à géométrie variable ».

Une adhésion au projet de rupture

Pour le camp présidentiel, ces départs massifs de l’opposition vers la majorité ne relèvent pas du calcul politicien, mais d’une adhésion sincère à la vision de la nouvelle administration. Le Président Bassirou Diomaye Faye, rappellent-ils, « incarne une volonté de transformation profonde de l’État, de moralisation de la vie publique, de justice sociale et de souveraineté nationale ».

Papis Diop et son mouvement estiment que «ces ralliements ne sont pas une victoire contre un parti politique, mais le signe d’une confiance grandissante dans le projet de transformation porté par les nouvelles autorités ».

En guise de conclusion, le mouvement « Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Faye » invite Mansour Faye et l’opposition « à respecter les choix démocratiques des élus et à privilégier un débat politique fondé sur les idées », assurant que «l’heure n’est plus aux querelles politiciennes, mais au rassemblement des énergies pour construire un Sénégal plus juste, plus souverain, plus prospère et plus solidaire ».

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