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L’Espagne sur le toit du monde : la Roja terrasse l’Argentine et signe un doublé historique

Seize ans après le sacre historique de Johannesburg, l’Espagne est de nouveau la reine de la planète football. Au terme d’une finale étouffante disputée ce dimanche à New York, la Roja a décroché la deuxième Coupe du monde de son histoire en dominant l’Argentine (1-0) après prolongations. Un triomphe signé Ferran Torres qui permet aux hommes de Luis de la Fuente de réaliser un doublé phénoménal Euro (2024) – Mondial (2026).

Une domination stérile et des duels hachés

Face à une Albiceleste ultra-défensive et rapidement privée de Lisandro Martínez sur blessure (44e), l’Espagne a dicté son rythme dès les premières minutes. Fidèle à son identité de possession, la Roja a pourtant peiné à emballer une première période tactique et hachée par l’engagement physique. Malgré des tentatives de Lamine Yamal (5e) ou Marc Cucurella (43e), le bloc argentin est resté compact, renvoyant les deux équipes aux vestiaires sur un score nul et vierge.

Au retour des locaux, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a tenté de densifier son milieu en lançant Leandro Paredes. Un choix insuffisant pour contrer la mainmise espagnole. Complètement sevré de ballons, Lionel Messi est resté introuvable, tandis que le danger s’est intensifié sur la cage d’Emiliano Martínez. Le portier argentin a dû s’employer pour repousser les assauts de Dani Olmo (64e) et une tête brûlante de Ferran Torres (67e).

Le mur Martínez a fini par céder

Le money-time du temps réglementaire a tourné à l’attaque-défense. Les vagues ibériques se sont succédé : Laporte (81e) puis Williams (90e+3) ont buté sur le gardien adverse. Réduite à dix après l’expulsion d’Enzo Fernández dans les arrêts de jeu (90e+3), l’Argentine a miraculeusement arraché les prolongations grâce à une parade monumentale de Martínez sur un coup franc ultime de Lamine Yamal (90e+8).

La délivrance est finalement venue à la 106e minute. Sur un centre millimétré de Pedri, Nico Williams a remisé intelligemment de la tête pour Ferran Torres. D’une reprise précise du pied gauche, l’attaquant du FC Barcelone a libéré tout un peuple, trompant enfin l’héroïque gardien argentin. La timide révolte des champions du monde 2022 dans les cinq dernières minutes — marquée par leur tout premier tir du match à la 117e minute — n’aura pas suffi à renverser le destin.

Une Roja légendaire

Avec ce nouveau titre suprême, qui s’ajoute aux Euros 2008, 2012, 2024 et au Mondial 2010, cette génération valide définitivement son statut de place forte du football moderne.

À noter que malgré l’élimination précoce des Bleus, le Français Kylian Mbappé termine meilleur buteur de la compétition avec 10 réalisations, conservant sa couronne acquise au Qatar. Ce soir, pourtant, la fête est exclusivement espagnole : de New York à Madrid, la Roja savoure son retour au sommet de l’Olympe.


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