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Souveraineté alimentaire : Le Dr Cheikhou Oumar Bâ engage la co-construction avec le monde rural

Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage a co-présidé ce lundi une réunion stratégique avec les acteurs des 14 régions du Sénégal. Objectif : refonder la gouvernance agricole en plaçant les producteurs au centre des décisions, conformément au référentiel « Sénégal 2050

Une nouvelle ère se dessine pour l’agriculture sénégalaise. Ce lundi, les quatorze régions du pays étaient représentées à Dakar lors d’une importante réunion de concertation. Le Dr Cheikhou Oumar Bâ, Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, a dirigé les travaux. À ses côtés siégeait Me Ousmane Diagne, Ministre délégué chargé de l’Élevage. Face à eux, les leaders des organisations professionnelles de producteurs et d’opérateurs agricoles ont répondu massivement à l’appel.

Cette rencontre marque une rupture nette dans la méthode de gouvernance. Elle concrétise la vision du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et les orientations du Premier Ministre, Ahmadou Al Aminou Lô. Le mot d’ordre est clair : renouveler la conception des politiques publiques en remettant les acteurs de terrain au cœur de la décision.

Écoute, dialogue et corrections immédiates

Le gouvernement fait le choix de la co-construction. Durant les échanges, les producteurs et exploitants ont pu exprimer librement leurs réalités, leurs attentes et leurs propositions. Les débats ont principalement tourné autour de quatre axes névralgiques :

  • La refonte des mécanismes de subvention pour garantir une meilleure transparence.
  • Le développement des chaînes de valeur agricoles et de l’élevage.
  • La commercialisation des productions pour sécuriser les débouchés.
  • Les leviers financiers capables d’améliorer durablement les revenus du monde rural.

Face aux urgences exprimées, le Dr Cheikhou Oumar Bâ s’est voulu pragmatique. Le Ministre a réaffirmé que les difficultés identifiées feront l’objet de corrections immédiates lorsque des solutions techniques existent. Pour les problématiques plus structurelles, elles seront intégrées dès à présent dans la planification des prochaines campagnes agricoles.

La LOASPH comme boussole des réformes

Pour mener à bien ces transformations, l’exécutif ne navigue pas à vue. Le Ministre a rappelé que l’ensemble des réformes structurelles s’appuiera sur la Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale et Halieutique (LOASPH).

Ce choix est loin d’être un hasard : le Dr Cheikhou Oumar Bâ connaît parfaitement ce texte pour en avoir coordonné les travaux techniques avant sa nomination au Gouvernement. Cette loi devient ainsi le socle juridique et stratégique de la modernisation du secteur.

Un élan d’espoir salué par les producteurs

Du côté des organisations professionnelles, le soulagement et l’enthousiasme étaient perceptibles. Les représentants des producteurs ont salué à l’unanimité une démarche qualifiée d’« ouverte, inclusive et porteuse d’espoir ».

Longtemps cantonnés au rôle d’exécutants, les acteurs du monde rural se félicitent d’être enfin associés dès l’amont à la définition des politiques qui les concernent. Ils ont réitéré leur totale disponibilité à accompagner l’équipe gouvernementale pour bâtir un secteur plus compétitif et créateur de richesses locales.

En clôturant la session, le Dr Cheikhou Oumar Bâ a salué la haute qualité des contributions. Il a rappelé l’ambition ultime de l’État : édifier, en parfaite adéquation avec le nouveau référentiel « Sénégal 2050 », une agriculture performante, inclusive et durable, capable de garantir définitivement la souveraineté alimentaire de la nation.

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