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Saint-Louis : Le 3FPT dresse un bilan de 1,918 milliard FCFA d’investissements et fixe ses priorités

Le Directeur général du Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT), M. Soulèye Kane, a bouclé une tournée stratégique de trois jours dans la région de Saint-Louis. Marquée par un bilan financier de 1,918 milliard de Fcfa investis depuis 2017, cette visite marque le point de départ d’une gestion plus inclusive et axée sur l’emploi local.

Dès sa prise de fonction, M. Soulèye Kane a choisi le pôle territoire Nord pour sa première sortie officielle. L’objectif de ce déplacement ne laissait planer aucun doute sur ses priorités : aller à la rencontre des forces vives régionales pour adapter les programmes du 3FPT aux réalités économiques de chaque localité. D’après les services de communication de l’institution, cette démarche vise un objectif fondamental : « faire en sorte que les investissements réalisés se traduisent en opportunités d’insertion pour les jeunes »

La rigueur de gestion au cœur des débats académiques

Si le bilan quantitatif s’avère impressionnant avec un objectif conventionnel de 4 225 jeunes à former répartis dans 15 établissements de la région, l’heure est désormais à l’optimisation des ressources. Reçu à l’Inspection d’Académie, le Directeur général a pris bonne note des attentes du secteur éducatif. M. Abdoulaye Wade, l’Inspecteur d’Académie, tout en saluant les réalisations majeures telles que le forage du Centre de Formation professionnelle (CFP) de Gaé, a fermement plaidé pour « une meilleure concertation avec les autorités locales et un suivi renforcé des financements, à travers des contrats de performance ».

Cette volonté de transparence et d’efficacité fait écho aux orientations de la nouvelle direction, déterminée à ce que chaque franc CFA investi génère un impact direct sur l’employabilité. À ce titre, le Lycée Technique André Peytavin (LTAP) s’impose comme la vitrine de cet effort technologique, fort d’une enveloppe globale de 490,9 millions de FCFA dédiée, entre autres, à ses nouvelles installations de mécatronique.

Décentralisation et ciblage économique : Le modèle de Dagana

La territorialisation des interventions a trouvé son illustration parfaite lors de l’étape de Dagana. Accompagné des autorités administratives, M. Soulèye Kane y a visité un incubateur moderne de 5 hectares, fleuron de la coopération bilatérale. Le Préfet du département, M. Abdoul Wahab Talla, a mis en avant la réussite de cette infrastructure. «L’incubateur de Dagana est entièrement financé par le 3FPT et LuxDev dans le cadre du programme SEN032», a-t-il rappelé.

Spécialisé dans des secteurs vitaux tels que l’horticulture, la transformation laitière, l’élevage et les énergies renouvelables, ce site doit servir de boussole pour le reste du pays. Le Préfet a d’ailleurs émis le vœu de voir « ce modèle étendu à d’autres centres de formation afin de permettre aux jeunes de se former, d’entreprendre et de travailler dans leur territoire».

Cap sur le secteur privé

L’avenir de la jeunesse saint-louisienne se jouera également en étroite collaboration avec le tissu industriel local. Lors des échanges à la Gouvernance, le Gouverneur M. Al Hassane Sall a particulièrement insisté sur le rôle pivot de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) comme levier d’intégration pour les futurs diplômés.

En ancrant sa première tournée officielle au cœur du pôle territoire Nord, le Directeur général du 3FPT, M. Soulèye Kane, marque un tournant stratégique majeur pour l’institution. Au-delà du bilan comptable impressionnant des investissements injectés depuis 2017, le fonds affiche désormais la ferme volonté de passer d’une simple logique de guichet de financement à une culture axée sur le résultat et l’impact direct.

La réussite de cette nouvelle feuille de route dépendra toutefois de l’étroite synergie à maintenir entre les infrastructures modernisées telles que le Lycée technique André Peytavin ou le Centre de formation professionnelle , la rigueur de gestion prônée par les autorités académiques, et la capacité du secteur privé local à absorber cette main-d’œuvre qualifiée. À Saint-Louis, le véritable indicateur de succès ne se mesurera plus seulement au nombre de jeunes diplômés, mais bien au nombre d’emplois créés et de destins professionnels durablement transformés au sein même du territoire.

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