Sénégal Agrogreen : l’ambition fertile d’Adama Bâ dans la vallée du fleuve

Au cœur de la vallée du fleuve Sénégal, à Diama, les terres s’étendent à perte de vue, chargées de promesses économiques et sociales. C’est ici que l’entreprise agro-industrielle Sénégal Agrogreen a jeté ses bases, exploitant aujourd’hui un domaine verdoyant de 250 hectares. Portée par une vision audacieuse, celle de son Président-Directeur général Adama Bâ, la structure ne se contente pas de cultiver la terre. Elle ambitionne de faire éclore 3 000 emplois décents d’ici à 2027, contre 1 000 actuellement.
Une trajectoire ascendante qui dépend désormais d’un précieux sésame : l’accompagnement des pouvoirs publics.
De la terre à l’emploi : le pari de la croissance
Lorsque Adama Bâ prend la parole, le ton est à la fois serein et déterminé. Invité aux Concertations territoriales du Pôle Nord, initiées par la Direction du Développement du Secteur privé (DDSP), le chef d’entreprise a exposé sa vision d’une agro-industrie salvatrice. Pour lui, le chômage n’est pas une fatalité, mais un défi à bras-le-corps. « Nous sommes là comme solution et nous avons prévu de faire des extensions d’activités », a-t-il affirmé avec conviction.
Sur ses parcelles, le quotidien est déjà rythmé par le ballet des travailleurs qui chouchoutent la culture durable du melon charentais destiné aux marchés internationaux, tout en assurant la production de riz et de sorgho pour le bassin local. En triplant ses effectifs à court terme, Sénégal Agrogreen veut transformer son succès agricole en un véritable moteur social pour toute la région.
Le cri du cœur d’un capitaine d’industrie
Pourtant, le chemin vers les 3 000 emplois reste semé d’embûches structurelles. Derrière l’optimisme du chef d’entreprise se cache une réalité plus complexe, marquée par trois freins majeurs : le foncier, la fiscalité et le financement. Sans une oreille attentive de l’État central, les projets d’extension risquent de rester de lointains mirages. « Si l’État nous accompagne, je crois qu’il n’y a pas mal de choses qui seront réglées. En termes d’emploi, on veut élever la barre »,a souhaité Adama Bâ, PDG de Sénégal Agrogreen.
L’appel est lancé, direct et pragmatique. À travers ces concertations axées sur les identités remarquables du territoire, Sénégal Agrogreen a démontré qu’elle avait le potentiel d’un champion national. La balle est désormais dans le camp des autorités pour transformer cet essai industriel en une réussite humaine et économique sans précédent.



