Octobre Rose: L’OLAC déploie l’artillerie lourde contre les cancers féminins

L’Office des lacs et cours d’eau (OLAC) ne se contente plus de gérer l’or bleu. Ce mercredi 28 octobre 2026, l’établissement public a démontré que la santé des populations rurales et urbaines était au cœur de ses priorités existentielles. Sous la houlette de sa Directrice générale, Mme Diarra Sow, l’OLAC a célébré la deuxième édition de sa campagne « Octobre Rose » à Saint-Louis. Alliant une enveloppe financière conséquente, une stratégie de ciblage communautaire et un plaidoyer médical sans concession, l’institution s’érige désormais en acteur incontournable de la santé publique dans la capitale du Nord.
Un ancrage institutionnel fort : la RSE comme boussole
Pour la deuxième année consécutive, la Direction générale de l’OLAC a inscrit la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus à l’ordre du jour de son agenda social. L’événement, organisé en étroite collaboration avec le district sanitaire de Saint-Louis, a d’abord débuté au sein même de l’entreprise avant de s’étendre aux faubourgs de la ville.

« Le mois d’octobre est essentiellement consacré à la lutte et à la sensibilisation contre le cancer du sein. Aujourd’hui, l’OLAC a respecté la tradition, parce que c’est la deuxième édition que nous organisons », a déclaré avec solennité Mme Diarra Sow lors du lancement officiel. Pour la directrice, cette régularité témoigne du refus de l’institution de limiter la Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) à un simple concept marketing : il s’agit d’un engagement vivant auprès des agents permanents, des prestataires de services et des populations hôtes.
4 000 000 FCFA injectés sur le terrain : l’impact en chiffres
Pour donner une impulsion concrète à cette édition, la direction générale de l’OLAC n’a pas lésiné sur les moyens en mobilisant une enveloppe globale de quatre millions (4 000 000) de FCFA entièrement dédiée aux opérations de terrain. Cet investissement ne s’est pas perdu en frais de fonctionnement, mais a généré des impacts directs et mesurables pour la communauté.

Sur le plan interne, des centaines de kits de santé et de bons de dépistage gratuit ont été distribués de manière exhaustive à l’ensemble du personnel, incluant les agents permanents et les travailleurs prestataires, brisant ainsi les barrières financières liées à l’accès aux examens spécialisés.
Sur le plan médical et structurel, des dons substantiels de médicaments ont été octroyés à des structures sanitaires clés de la commune, notamment au centre de santé de Ngallèle et au poste de santé de Diamaguène, afin de renforcer durablement leurs capacités de prise en charge.

Enfin, sur le plan communautaire, des actions médicales de proximité ont été massivement déployées au cœur des quartiers populaires de Ngallèle, Diamaguène et Pikine 15 mètres, permettant de rapprocher les spécialistes des femmes les plus vulnérables ou éloignées des centres urbains.
« À travers notre responsabilité sociétale d’entreprise, mais aussi les actions sociales que nous menons au sein de l’Office et au niveau de Saint-Louis, nous n’avons pas dérogé à la règle », a rappelé Mme Diarra Sow pour justifier l’ampleur de l’effort consenti.
Le plaidoyer médical de Diarra Sow : briser le tabou de la « maladie sournoise »
L’autre grand temps fort de cette journée fut la prise de parole technique et humaniste de la Directrice générale. Loin des discours administratifs froids, Mme Diarra Sow s’est muée en éducatrice de santé publique, décortiquant les mécanismes de prévention de pathologies qui continuent de décimer les familles sénégalaises.
« Le message que l’on lance aux femmes, c’est toujours de pouvoir s’auto-examiner d’abord, parce que le cancer, c’est une maladie très sournoise et une maladie qui touche essentiellement les femmes », a-t-elle alerté, pointant du doigt le développement asymptomatique de ces affections.

Pour y faire face, la Directrice générale a partagé une feuille de route sanitaire claire pour toutes les Saint-Louisiennes en insistant d’abord sur l’importance de pratiquer l’autopalpation régulière comme premier réflexe salvateur. Elle a ensuite préconisé de planifier un examen clinique annuel directement auprès des professionnels de santé qualifiés. De plus, elle recommande fortement d’effectuer une mammographie annuelle dès l’âge de 40 ans pour assurer le dépistage précoce du cancer du sein. Enfin, Mme Diarra Sow exhorte les femmes à réaliser un frottis cervico-vaginal régulier afin de détecter au plus tôt toute anomalie liée au cancer du col de l’utérus.
L’espoir a constitué le fil conducteur de son intervention. En insistant sur le fait que le cancer n’est plus une fatalité si le diagnostic est posé à temps, elle a conclu sur une note d’encouragement cruciale : « Ces cancers, si très tôt décelés, la prise en charge est souvent facile ». Une formule simple qui résume parfaitement l’ambition de l’OLAC : éduquer aujourd’hui pour guérir demain.
Par cette mobilisation d’envergure, l’OLAC démontre qu’au-delà de la gestion de l’eau, la préservation de la vie et de la santé des communautés demeure au cœur de ses priorités.





