Podor : L’économie sénégalaise, à la recherche d’un nouveau souffle : De l’impérieuse nécessité à mieux associer l’expertise nationale
Entre fortes attentes sociales et urgences économiques incompressibles dans un contexte de faible marge de manœuvre budgétaire marquée par un rétrécissement des investissements porteurs de croissance et de développement (infrastructures, agriculture, technologies), le Sénégal se trouve ainsi à un tournant de son histoire. Un truisme : le pouvoir qui se cherche toujours après plus de deux ans d’exercice, est confronté à l’épreuve des réalités économiques, à des défis aussi urgents que complexes.
Mais au-delà des contingences et autres divergences politiques de l’heure, ces défis restent à hauteur d’hommes pour peu que la quête d’un nouveau souffle économique plus stable et résilient, soit accompagnée d’une réelle ouverture sur les compétences nationales qualifiées. En vue d’un développement et de la formation de chaînes de valeur locales porteuses de création de revenu et d’emploi, de réduction de la dépendance aux importations et de relance du secteur privé national dans un contexte d’exploitation du gaz et du pétrole( une opportunité pour diversifier une économie très dépendante des secteurs primaire et tertiaire), une synergie des efforts et des compétences s’impose comme une nécessité. Sous ce rapport, des valeurs sûres locales –présentées comme des champions dans leurs domaines respectifs- devraient bien être associés voire mieux impliquées dans cette entreprise de (re)construction d’une économie qui soit non seulement résiliente, mais aussi inclusive. Parmi ces valeureuses figures, on peut compter Youga SOW ancien manager de Sococim, Babacar NGOM fondateur de Sédima, Abdoulaye DIA PDG de Sénico. Pur produit de l’école sénégalaise, l’ingénieur –géologue Youga Sow est une tête bien faite qui a marqué de son empreinte, l’essor de Sococim Industries par l’atteinte de performances industrielles et financières remarquables, est aujourd’hui au cœur de nouvelles réussites chez Advise Africa dans les secteurs des mines, de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures. Ce serait regrettable que de se priver de l’expertise d’une telle compétence, très courue en Afrique.
Abou KANE




