PODOR : DEUX FILLES EMPORTÉES PAR LE FLEUVE À BELLI THIOYE, LA COMMUNE DE DÉMETTE EN DEUIL À LA VEILLE DE LA TABASKI
Un drame a plongé la commune de Démette, dans le département de Podor, dans la consternation. Mariam Bâ, 21 ans, étudiante, et Dieynaba Lam, élève en classe de CE2, sont mortes noyées lundi alors qu’elles lavaient du linge dans le fleuve Sénégal. Les corps ont été repêchés par les habitants avant l’arrivée des secours. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie.
La veille de la Tabaski, traditionnellement marquée par les retrouvailles et les préparatifs festifs, a viré au deuil dans la localité de Belli Thioye, commune de Démette. Deux fillettes ont perdu la vie par noyade dans les eaux du fleuve Sénégal.
Selon les premières informations recueillies sur place, Mariam Bâ, 21 ans, étudiante, et Dieynaba Lam, élève en classe de CE2 à l’école élémentaire de Belli Thioye, lavaient du linge au bord du fleuve lorsqu’elles se sont retrouvées en difficulté. Les deux victimes auraient été emportées par le courant avant que quiconque ne puisse intervenir efficacement.
Malgré les tentatives de secours des habitants, elles n’ont pas survécu. Les corps sans vie ont été retrouvés et repêchés par les populations locales, avant même l’arrivée des sapeurs-pompiers sur les lieux du sinistre. Ils ont ensuite été acheminés à la morgue de l’hôpital de N’Dioum.
Une localité sous le choc
La nouvelle s’est rapidement répandue dans Belli Thioye et dans l’ensemble de la commune de Démette. L’émotion est vive dans les familles des victimes, mais aussi dans tout le village, où l’accident est perçu comme une tragédie collective.
La perte de Mariam Bâ, étudiante âgée de 21 ans, et de la jeune Dieynaba Lam, à peine âgée d’une dizaine d’années, plonge la communauté dans la consternation. À quelques jours de la Tabaski, la douleur remplace l’effervescence habituelle des préparatifs.
Une enquête ouverte
Les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur place et ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. Les investigations devront établir les conditions dans lesquelles les deux fillettes se sont retrouvées dans le fleuve et si des mesures de prévention auraient pu éviter le drame.
Ce nouvel accident ravive le débat sur la sécurité aux abords du fleuve Sénégal, particulièrement dangereuse en période de crue. Les autorités locales rappellent régulièrement aux populations les risques liés aux activités domestiques menées au bord de l’eau, mais les habitudes et le manque d’alternatives exposent encore de nombreux enfants et jeunes femmes.
En attendant les conclusions de l’enquête, toute la commune de Démette observe un deuil silencieux, suspendue entre la douleur des familles et l’angoisse de voir un tel drame se reproduire.




