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SAINT-LOUIS : L’ADM AU CŒUR DE LA STRATÉGIE DE RÉSILIENCE, MAMOUTH DIOP VANTE UN «TERRITOIRE D’APPRENTISSAGE ET D’INNOVATION »

Présidé par le Gouverneur Al Hassan Sall, un atelier stratégique a réuni jeudi à Saint-Louis la Banque mondiale, l’ADM et la commune autour de la prévention des catastrophes et de l’adaptation climatique. Dans son allocution, le DG de l’ADM, Dr Mamouth Diop, a insisté : « Saint-Louis est progressivement devenue un territoire d’apprentissage, d’innovation et de démonstration des politiques de résilience urbaine et côtière ».

Saint-Louis, 11 juin 2026. La salle était pleine, les enjeux lourds. Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Al Hassan Sall, a présidé, jeudi, « un atelier stratégique centré sur les défis et opportunités liés au développement durable mais aussi sur la prévention des catastrophes naturelles et l’adaptation au changement climatique.

Autour de la table, les acteurs clés du dossier. « Des responsables de –Global Facility for Disaster Reduction and Recovery ( GFDRR), en français, Dispositif mondial pour la réduction des risques de catastrophes de la Banque mondiale et des équipes de l’Agence de Développement municipal (ADM) et la commune de Saint-Louis, ont pris part, à cette rencontre stratégique.

À la sortie de l’atelier, le Gouverneur a résumé l’esprit des travaux. « Les échanges ont porté sur les défis sécuritaires au sens large afin que ces partenaires puissent trouver, sous la responsabilité de l’État et en lien avec nos collectivités, les voies et moyens d’apporter des réponses concrètes aux défis environnementaux de Saint-Louis », a dit Al Hassan Sall en marge de l’atelier.

Le diagnostic est connu. « Saint-Louis fait face à de sérieux défis environnementaux causés par l’avancée de la mer ou encore par l’ouverture de la brèche depuis 2003 », a souligné le chef de l’éxecutif régional. Selon lui, l’ouverture de la brèche constituait hier une solution, devenue aujourd’hui un problème, tant sur le plan écologique que pour la préservation de l’écosystème.

Seulement, l’atelier ne visait pas qu’à lister les problèmes. «Cette rencontre a permis d’identifier des projets concrets à mettre en œuvre pour accompagner le développement socio-économique de Saint-Louis et de ses populations» a-t-il rappelé.

Quant à Dr Mamouth Diop Directeur général de l’ADM, il a indiqué que Saint-Louis n’est plus seulement une victime du climat, elle devient une référence. «À travers ce partenariat, Saint-Louis est progressivement devenue un territoire d’apprentissage, d’innovation et de démonstration des politiques de résilience urbaine et côtière», a encore fait savoir le patron de l’ADM

Pour Dr Diop, l’expérience saint-louisienne dépasse les digues et les relogements. Elle crée des savoirs. La ville teste, ajuste, documente. Ce qui se fait à la Langue de Barbarie et à Djougop sert de modèle. Le partenariat avec la Banque mondiale, via le GFDRR et le Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP), a permis de structurer cette montée en compétence. L’ADM, maître d’ouvrage délégué, y joue un rôle central : études, planification, exécution, suivi.

Une vision que partage la Banque mondiale. Représentant de la Banque mondiale, Lorenzo Carrera a, pour sa part, apprécié les “avancées significatives” des projets de protection côtière de la Langue de Barbarie, et de relogement des impactés de l’avancée de la mer à Diougop. »

L’institution réitère son soutien. Il a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à travailler en étroite collaboration avec l’ADM pour l’exécution de ces projets dont le Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP) et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus sur le terrain.

Côté municipalité, l’ambition reste intacte. Le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, a signalé pour sa part que la cité tricentenaire dispose d’un potentiel touristique énorme et d’une identité culturelle forte, qui sont autant “d’atouts pour s’élever au rang des grandes villes durables”

Entre urgence climatique et volonté politique, Saint-Louis cherche sa trajectoire. L’atelier de jeudi a rappelé une chose : la résilience ne se décrète pas. Elle se construit.

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