PRDC-VFS : SAINT-LOUIS ACCUEILLE L’ATELIER DE CRÉATION D’UN RÉSEAU RÉGIONAL DES ORGANISATIONS FÉMININES DE LA VALLÉE DU FLEUVE

Réunies à Saint-Louis, les principales organisations féminines de la Vallée du fleuve Sénégal ont planché sur la mise en place d’un réseau unique. Objectif du PRDC-VFS : «mutualiser les efforts » et renforcer «l’autonomisation économique » des femmes de Saint-Louis, Matam et Tambacounda.
C’est une salle pleine de voix, d’expériences et d’ambitions qui a accueilli, cette semaine à Saint-Louis, l’atelier régional de concertation organisé par le Projet de Résilience et de Développement communautaire de la Vallée du Fleuve Sénégal (PRDC-VFS).
L’objectif de la rencontre est de mettre en place un réseau des regroupements de femmes afin de renforcer leur structuration, de mutualiser les efforts et d’améliorer l’impact des actions en faveur de leur autonomisation économique.
La démarche s’inscrit dans le cadre de sa stratégie d’appui au développement communautaire et à l’inclusion économique ». Le PRDC-VFS a convié des représentantes d’organisations féminines issues des régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda, ainsi que des acteurs institutionnels engagés dans la promotion de l’entrepreneuriat féminin.
L’ambition est de fédérer les différentes organisations de femmes au sein d’un même cadre de concertation afin de renforcer leur efficacité et leur capacité d’action.
Mamadou Diédhiou, coordonnateur du PRDC-VFS, replace l’initiative dans l’architecture du projet. «Cette initiative s’inscrit dans la troisième sous-composante du projet, dédiée à l’accompagnement des organisations féminines présentes dans la zone d’intervention», a déclaré Mamadou Diédhiou.
D’après le coordonnateur du PRDC-VFS, le constat de départ est pragmatique. « Nous avons déjà réalisé un important travail de diagnostic avec les ONG partenaires dans les régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda. Ce travail nous a permis de constituer une base de données des organisations de femmes existantes. Cependant, il est difficile de travailler individuellement avec chaque organisation. C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire d’organiser cet atelier afin de réfléchir à la mise en place d’un réseau capable de fédérer ces différentes structures », a-t-il expliqué.
Pour lui, il ne s’agit pas de repartir d’une page blanche. « La Vallée du fleuve Sénégal dispose déjà d’un tissu organisationnel dynamique en matière de promotion féminine. L’enjeu est désormais de renforcer cette dynamique à travers une meilleure structuration et une coordination plus efficace des actions », a indiqué M. Diédhiou. Pour lui, un travail a été déjà fait. « Nous ne partons pas de zéro. Il existe déjà des groupements et des organisations qui bénéficient d’accompagnements divers. Notre objectif est de voir quelles stratégies mettre en place pour mieux les organiser et accroître l’efficacité des interventions sur le terrain», a insisté notre interlocuteur.
À l’en croire, l’atelier ne se limite pas à la seule création du réseau. « Au-delà de la création du réseau, l’atelier vise également à identifier les besoins prioritaires des organisations féminines en matière d’accompagnement, de renforcement des capacités et d’accès aux opportunités économiques», a précisé le coordonnateur du PRDC-VFS.
Du côté de l’État, l’initiative trouve un écho favorable. Présente à la rencontre, Madame Absa Sané, cheffe de la division des organisations féminines à la Direction de l’autonomisation économique de la femme au ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a salué une initiative en parfaite cohérence avec les orientations de l’État en matière de promotion du leadership féminin.
Pour elle, la méthode est la bonne. « Organiser les femmes en réseau est une démarche essentielle. Les organisations sont nombreuses et leur regroupement permet de mutualiser les efforts, de renforcer leur visibilité et de disposer d’interlocuteurs représentatifs capables de porter les préoccupations d’un grand nombre de femmes », a-t-elle déclaré.
Madame Sané a tenu à rappeler les priorités de son ministère. Elle a également rappelé que l’autonomisation économique constitue l’une des missions centrales de sa direction, qui œuvre à promouvoir l’entrepreneuriat féminin et à améliorer les conditions d’accès des femmes aux ressources économiques.
En toile de fond, le PRDC-VFS affiche sa vision. À travers cette initiative, le PRDC-VFS entend ainsi créer un cadre durable de collaboration entre les organisations féminines de la Vallée du fleuve Sénégal, avec l’ambition de faire du réseau un levier de développement local, de résilience communautaire et d’émancipation économique des femmes.
De Saint-Louis à Tambacounda, en passant par Matam, les femmes de la Vallée pourraient donc parler bientôt d’une seule voix.



