L’enfance au cœur du capital humain : Le signal fort du gouvernement depuis Matam

L’urgence sanitaire et la dignité humaine se sont invitées à la tribune de Matam ce mardi. En accueillant la 36ᵉ édition de la Journée de l’Enfant Africain et le lancement de la 38ᵉ Semaine Nationale de l’Enfant, la ville est devenue le point de ralliement de tous les défenseurs de la cause infantile. Présidé par Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, l’événement a dépassé le simple cadre protocolaire pour poser un diagnostic sans concession sous le thème : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique ». Entre la mémoire des martyrs de Soweto et les ambitions du présent, cette journée a marqué le point de départ d’une offensive collective contre les inégalités qui menacent encore le développement du capital humain.

Au centre des attentions, des centaines d’enfants venus de diverses localités de la région arboraient des visages sérieux, conscients de la portée du jour. Face à eux, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, s’est avancée pour présider cette tribune de plaidoyer. Le thème choisi cette année résonnait comme une urgence absolue pour le continent : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique ».

Prenant la parole, la ministre a d’abord ravivé la flamme de la mémoire en rappelant le sacrifice historique des enfants de Soweto en 1976. Elle a immédiatement connecté ce passé douloureux aux défis structurels d’aujourd’hui. D’un ton ferme et résolu, elle a déclaré:
« L’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène constitue un enjeu central pour la santé, l’éducation et le développement harmonieux des enfants. Nous devons briser le cycle des inégalités persistantes qui privent nos écoles et nos foyers de ces ressources fondamentales».

Mme Diouf a profité de cette tribune pour réaffirmer la vision politique au plus haut sommet de l’État. Elle a rappelé que la protection des plus jeunes n’était pas une simple option, mais le socle de l’avenir du pays :
« Le Gouvernement du Sénégal, sous l’impulsion du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est déterminé à renforcer les politiques de protection de l’enfance et les investissements destinés au développement du capital humain».
Cependant, la ministre a insisté sur le fait que l’État ne pouvait agir seul face à l’immensité de la tâche. Se tournant vers l’assemblée, elle a lancé un appel vibrant à la coresponsabilité :
« J’invite l’ensemble des acteurs: collectivités territoriales, partenaires au développement, organisations de la société civile et communautés, à unir leurs efforts dans une action concertée pour garantir un environnement sûr, protecteur et propice à l’épanouissement de nos enfants».

Le moment fort de la cérémonie est survenu lorsque le protocole a cédé la place à la parole des enfants. Tour à tour, de jeunes porte-paroles ont investi la scène avec une assurance remarquable. Leurs voix, claires et dépourvues d’artifices, ont exposé des réalités concrètes et des recommandations précises sur le manque de latrines et de points d’eau dans certaines écoles de l’arrière-pays. Leurs mots ont résonné directement dans le cœur des décideurs :
« Nous ne demandons pas de faveurs, nous demandons nos droits. Une école sans eau est une école qui freine notre avenir, surtout celui des filles. Écoutez-nous et agissez pour que chaque enfant puisse grandir en bonne santé».

Cette implication active et ces prises de parole audacieuses ont été vivement saluées par les autorités présentes. Elles ont marqué la volonté commune de ne plus concevoir les politiques publiques pour les enfants, mais avec eux, en favorisant leur participation effective aux choix qui engagent leur destin.

La rencontre s’est achevée sous les applaudissements nourris de l’assistance lors du lancement officiel de la 38ᵉ édition de la Semaine nationale de l’Enfant. À Matam, les promesses ont été gravées dans les esprits, laissant l’espoir que l’accès à l’or bleu devienne enfin une réalité universelle pour tous les enfants du pays.




