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Souveraineté alimentaire : Le gouvernement injecte 500 millions FCFA à l’ISRA pour reconstituer le capital semencier

L’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) va bénéficier d’une enveloppe de 500 millions de francs CFA pour reconstituer le capital semencier national.

L’annonce a été faite ce jeudi à Bambey par le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba, lors d’une visite de travail au Centre national de Recherches agronomiques (CNRA).

Cette dotation financière s’inscrit directement dans la nouvelle dynamique impulsée par les autorités étatiques pour redynamiser le secteur agricole. « Cette année, nous allons mettre 500 millions de francs CFA pour la reconstitution du capital semencier, conformément aux orientations du président de la République », a déclaré le ministre devant un parterre de chercheurs, d’autorités administratives et de responsables de l’ISRA, dont le président du conseil d’administration et le directeur général.

Une tournée stratégique dans le bassin arachidier

Le déplacement du ministre dans la région de Diourbel a débuté par l’inspection des magasins de stockage de semences et d’intrants agricoles à Diourbel et à Ndangalma. Étape cruciale de cette tournée, le CNRA de Bambey a été salué pour son rôle stratégique historique et futur dans l’amélioration de la productivité agricole et la souveraineté alimentaire du pays.

Cheikhou Oumar Ba a profité de cette tribune pour réaffirmer l’engagement ferme de l’État à renforcer l’ISRA. Le gouvernement souhaite doter les équipes scientifiques des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions, tout en exigeant une rupture dans les méthodes de travail. « Nous ne sommes plus au temps des longues procédures. Il faut accélérer la mise en œuvre des politiques publiques sur le terrain », a martelé le ministre.

Un appel au partenariat et à la transparence

Face aux défis logistiques du monde rural, le ministre a lancé un appel pressant au secteur privé pour soutenir les efforts publics, notamment à travers le co-investissement dans la construction d’infrastructures de stockage modernes.

Enfin, la transparence et l’inclusion restent les maîtres-mots de la gestion de la présente campagne agricole. Le ministre a conclu son intervention en réitérant sa volonté de privilégier un dialogue constant et direct avec les producteurs afin de répondre au plus près aux préoccupations concrètes du monde rural.

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