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Dagana : Plus de 4 milliards de FCFA du PRDC pour booster la résilience et l’économie locale

Le Projet de Résilience et de Développement communautaire (PRDC) a injecté plus de quatre milliards de francs CFA dans six communes du département de Dagana. Cette enveloppe est destinée au financement d’infrastructures communautaires de base et à des actions concrètes de relance économique, a annoncé jeudi Lamine Dramé, spécialiste en développement local et cohésion sociale du projet.

M. Dramé s’exprimait à l’issue d’une réunion de restitution du Comité départemental de Développement (CDD), présidée par le préfet de Dagana. Cette rencontre faisait suite à une mission d’évaluation sur le terrain, menée conjointement avec les services techniques de l’État et les acteurs territoriaux pour analyser l’état d’avancement des chantiers.

Une impulsion financière majeure pour le développement local

Le déploiement financier du projet a connu une accélération fulgurante. Au cours de la première année de mise en œuvre, chaque commune bénéficiaire avait reçu une enveloppe d’environ 120 millions de francs CFA. Pour l’exercice en cours, cette allocation a été revue à la hausse pour atteindre près de 600 millions de francs CFA par collectivité, représentant un investissement global sectoriel de 3,6 milliards de francs CFA.

Les secteurs clés visés par ces interventions incluent :

  • Services sociaux : Éducation, santé publique et hydraulique.
  • Secteurs productifs : Élevage et relance de l’économie locale.
  • Économie bleue : Cages et bassins piscicoles, quais de débarquement et camions frigorifiques pour la pêche.

Une démarche inclusive face au défi climatique

Lamine Dramé a fortement insisté sur le caractère participatif de cette initiative, rappelant que le choix des infrastructures n’émane pas de la direction du projet. Ce sont les populations elles-mêmes qui identifient et priorisent leurs besoins prioritaires lors de concertations organisées à l’échelle des zones et des communes.

Pour être validés, les sous-projets doivent impérativement répondre à des critères d’éligibilité stricts. Ils doivent directement contribuer au renforcement de la résilience des populations face aux effets néfastes du changement climatique et intégrer, le cas échéant, une dimension transfrontalière propre à la vallée du fleuve Sénégal.

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