A LAUNEACTUALITESSOCIETE

Migration et protection sociale : le ministère et l’OIM unissent leurs forces pour les populations vulnérables

Au lendemain d’une rencontre stratégique, les lignes bougent dans le domaine de la gestion migratoire et de l’aide sociale au Sénégal. Madame Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a accordé ce vendredi 10 juillet une audience clé à une délégation de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cette séance de travail a posé les jalons d’un dialogue renforcé pour optimiser la prise en charge des populations les plus exposées aux risques migratoires.

Des interventions ciblées au cœur des réalités territoriales

Les discussions ont mis en lumière une volonté commune d’adapter les réponses institutionnelles aux spécificités géographiques du pays. Deux zones majeures ont été désignées comme prioritaires :

  • Les zones côtières : Terrains historiques de départ pour la migration irrégulière.
  • La région de Kédougou : Une zone sous haute pression en raison d’une forte activité minière, d’une mobilité démographique intense et des impacts directs du dérèglement climatique.

L’insertion économique des jeunes face au défi de la migration irrégulière

Face au manque de perspectives économiques qui pousse une partie de la jeunesse vers des voies clandestines, l’OIM a réitéré son soutien ferme à l’État sénégalais. L’organisation internationale s’engage à déployer des leviers durables pour fixer les forces vives du pays. Cet appui se traduira concrètement par des programmes de formation professionnelle, le financement d’activités génératrices de revenus et des initiatives d’insertion socio-économique.

Garantir un retour digne et protéger l’enfance

La question cruciale des migrants de retour a longuement occupé les débats. L’OIM a exposé ses protocoles de réintégration basés sur un suivi personnalisé et un accompagnement économique rigoureux. Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur la vulnérabilité des mineurs. Les deux parties ont insisté sur le rôle pivot que doivent jouer les familles et les structures spécialisées pour assurer la protection et la prise en charge des enfants impactés par les flux migratoires.

Le Sénégal réaffirme son bouclier social

De son côté, la ministre Marie Angélique Mame Selbé Diouf a rappelé que l’humain restait au centre des priorités gouvernementales. Elle a mis en avant les outils de protection sociale déjà déployés par l’État, notamment :

  • Les Bourses de sécurité familiale pour soutenir les ménages démunis.
  • Les cartes de Couverture Sanitaire Universelle (CSU) pour l’accès aux soins.
  • Les différents mécanismes d’assistance sociale d’urgence.

La ministre a toutefois martelé l’urgence de territorialiser ces stratégies afin qu’aucune région, notamment les plus vulnérables, ne soit laissée pour compte. Cette audience cruciale se conclut sur une feuille de route partagée, scellant l’engagement mutuel à prévenir les drames de l’émigration clandestine tout en bâtissant un modèle d’inclusion plus robuste.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page