Saint-Louis: L’ARD et le PATIP-JF se mobilisent pour l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes

Saint-Louis, le 2 septembre 2026 – Face au défi majeur de l’insertion des jeunes diplômés, la région de Saint-Louis franchit une nouvelle étape. Le Dispositif territorial de premier emploi, porté par l’Agence régionale de développement (ARD), a réuni ce mercredi les acteurs clés locaux pour un atelier crucial de sensibilisation et d’échange autour du Projet d’appui à la territorialisation des politiques d’insertion professionnelle des jeunes et des femmes (PATIP-JF).
Briser le verrou du premier emploi
Au Sénégal, le constat reste partagé : après l’obtention de leurs diplômes, de nombreux jeunes se heurtent à la difficulté de décrocher une première expérience professionnelle, souvent faute d’opportunités adaptées à leur profil. C’est précisément pour faire sauter ce verrou que le PATIP-JF a été conçu.
Cet atelier régional visait à renforcer la compréhension et l’appropriation du dispositif par les collectivités territoriales et les entreprises partenaires, à consolider leur adhésion et à définir précisément le rôle de chacun dans l’exécution et le suivi de proximité. Au-delà de la sensibilisation, la rencontre a offert un espace d’évaluation pour analyser les acquis, identifier les contraintes sur le terrain et envisager des pistes de pérennisation.
Une innovation de taille : intégrer les collectivités locales
Financé avec l’appui de la coopération italienne et mis en œuvre par le ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, le PATIP-JF s’inscrit dans la continuité de programmes antérieurs comme le PASPED ou le PAIJEF. Cependant, il introduit une rupture majeure.
« La grande innovation du PATIP, c’est l’intégration des collectivités territoriales qui, au même titre que les entreprises, bénéficient désormais de stagiaires », a souligné Dr Ndoumbé Diop, coordonnatrice nationale du PATIP-JF.
Présente à Saint-Louis dans le cadre d’une tournée qui couvrira les départements de Dagana, Podor et Saint-Louis, l’équipe nationale prévoit de visiter les structures d’accueil pour échanger directement avec les stagiaires et leurs maîtres de stage.
Pour Ousmane Sow, Directeur général de l’ARD de Saint-Louis, cette démarche permet de confronter les données administratives à la réalité du terrain.
« Nous nous sommes retrouvés pour permettre à l’équipe nationale de visiter le terrain et de vérifier que les éléments de reporting que nous leur envoyons chaque mois correspondent à la réalité. »
Des impacts concrets sur le terrain
L’extension du dispositif au secteur public local répond à un besoin pressant en ressources humaines qualifiées au sein des municipalités. Les premiers retours d’expérience s’avèrent d’ailleurs très positifs.
À la mairie de Gandon, l’impact est direct. Amadou Tidjane Soniane, adjoint au maire, témoigne de l’apport de deux stagiaires affectés à sa commune : un archiviste et un ingénieur conseil. Le premier a permis de restructurer intégralement le système d’archivage de la collectivité, tandis que le second assure le suivi rigoureux de l’exécution des marchés communaux, en synergie avec l’appui technique de l’ARD.
En mobilisant à la fois le secteur privé et les administrations locales, le Dispositif territorial de premier emploi confirme sa volonté de territorialiser efficacement les politiques d’emploi, transformant la recherche d’expérience des jeunes en un levier de développement pour les collectivités de la région.




