Lutte contre la tuberculose à Saint-Louis : Les autorités sanitaires alertent sur un important déficit de dépistage

Le constat est alarmant dans le nord du Sénégal. La Direction régionale de la Santé de Saint-Louis fait face à un important décalage épidémiologique dans la détection de la tuberculose. Sur un quota annuel prévisionnel fixé à 1 000 malades, seules 368 personnes atteintes par l’affection ont été identifiées à ce jour.
Dr Habiboulaye Sall, adjoint au Directeur régional de la Santé, a tiré la sonnette d’alarme ce samedi 19 septembre 2026. S’exprimant devant les professionnels des médias dans les locaux du centre de santé Ousmane Ngom, il a mis l’accent sur cet écart préoccupant séparant les statistiques actuelles des cibles opérationnelles du secteur sanitaire national. Cette déclaration est intervenue au terme d’une caravane d’information qui a sillonné les districts de Saint-Louis et de Richard-Toll pour sensibiliser les populations sur les affections respiratoires chroniques.
Rompre la chaîne de transmission communautaire
Face à cette situation, les services déconcentrés de la santé appellent à intensifier de manière urgente le dépistage précoce dans le ressort régional. Selon le Dr Sall, l’identification de nouveaux malades ne doit pas être perçue négativement.
« Pour chaque région, il y a un nombre de cas attendu. À Saint-Louis, il faut comprendre que ces cas de tuberculose doivent être considérés non pas comme des sources d’inquiétude, mais plutôt de satisfaction, car chaque patient dépisté reçoit un traitement et cesse de transmettre le bacille. Quand on les retrouve et qu’on les traite, ils ne contaminent plus personne. »
La notification active des cas s’impose désormais comme le levier central des autorités pour briser définitivement la chaîne de propagation communautaire dans les quartiers et les communes environnantes.
Des traitements gratuits et efficaces
Le responsable médical a tenu à rassurer la population quant à la prise en charge de la maladie. Les protocoles thérapeutiques sont disponibles gratuitement dans les centres de référence. Le respect strict des prescriptions reste la clé de voûte de la guérison et de la prévention : « Un patient tuberculeux qui a commencé son traitement et qui le suit régulièrement ne peut plus transmettre la maladie », a rappelé avec force le Dr Sall.
L’appel est donc lancé à l’ensemble de la communauté pour collaborer avec les structures de soins afin de combler rapidement ce gap de détection et freiner l’évolution de la maladie dans la régio



