Saint-Louis sous les eaux : Le coup de force de Diarra Sow à Pikine Diokoul

En première ligne face au sinistre qui frappe Saint-Louis, Mme Diarra Sow déploie sa double casquette de Directrice Générale de l’OLAC et de responsable politique engagée pour sa base. Ce samedi 5 septembre 2026, c’est un message de combat et de solidarité qu’elle a porté au cœur de Pikine Diokoul, l’un des quartiers les plus éprouvés par les récentes inondations. Loin des bureaux feutrés, la patronne de l’Office des Lacs et Cours d’Eau a investi le terrain pour muscler le dispositif de pompage d’urgence, tout en initiant une démarche de proximité auprès des populations locales. Pour cette actrice politique majeure de la vieille ville, l’urgence n’est plus seulement technique, elle est un impératif social et humain.
Une intervention renforcée pour soulager les sinistrés
Dès le début de l’hivernage, une équipe mobile de pompage avait été positionnée dans cette zone vulnérable. Toutefois, l’intensité exceptionnelle des dernières précipitations a contraint la DG de l’OLAC Diarra Sow à intensifier son action sur le terrain. « Je suis venue à Pikine Diokoul pour superviser le dispositif de pompage que nous avons mis en place », a-t-elle affirmé lors de sa visite. Selon Diarra Sow, «devant l’ampleur des dernières pluies, nous avons dû renforcer aussi bien le dispositif que l’équipe qui l’anime».
Cette descente sur le terrain a permis à la Directrice générale de l’OLAC d’évaluer en direct l’efficacité du matériel déployé et de mesurer la détresse des habitants dont les concessions et les rues sont envahies par les eaux stagnantes. «Nous avons constaté de visu des situations difficiles au sein de certaines familles. Notre accompagnement ne se limite pas à l’installation de motopompes. Nous fournissons également le carburant nécessaire à leur fonctionnement, ainsi qu’une équipe chargée d’assurer un suivi de proximité », a-t-elle ajouté pour rassurer la communauté.
Les causes structurelles d’une « ville amphibie »
La patronne de l’Office des Lacs et Cours d’eau a également profité de cette opportunité pour rappeler la complexité géographique et infrastructurelle de Saint-Louis. Qualifiée de «ville amphibie », la vieille cité de Saint-Louis fait face à une topographie critique dans le quartier de Pikine et d’autres zones basses qui subissent un affleurement permanent de la nappe phréatique. Elle souffre également d’un déficit d’infrastructures caractérisé par l’étroitesse des ruelles, le manque d’exutoires naturels et l’insuffisance du réseau d’assainissement, favorisant la stagnation rapide des eaux de pluie.
Vers une solution durable et structurelle
Bien que soulagés par la présence des motopompes et la distribution de carburant, les résidents de Pikine Diokoul ont formulé des demandes urgentes, notamment l’approvisionnement en sacs de sable pour sécuriser et remblayer les espaces publics et les accès aux habitations.
Sensible à ces doléances, la Directrice générale de l’OLAC s’est engagée à porter le plaidoyer au plus haut niveau de l’État. « Nous allons porter à la connaissance de la tutelle la situation que nous avons constatée sur le terrain, afin que Pikine Diokoul soit intégré aux programmes nationaux d’assainissement, et que les populations n’aient plus à revivre une telle situation dans les années à venir », a promis Mme Diarra Sow.
En quittant Pikine Diokoul, Mme Diarra Sow réaffirme que la gestion des inondations à Saint-Louis ne peut plus se satisfaire de réponses provisoires, mais exige une transformation structurelle profonde. En alliant la rigueur technique de la Directrice Générale de l’OLAC à la sensibilité sociale de la responsable politique, elle s’impose comme le relais essentiel entre la détresse des Saint-Louisiens et les grands arbitrages de l’État. En attendant la mise en œuvre de ces projets structurels d’envergure, l’équipe technique mise en place par Diarra Sow reste mobilisée 24h/24 à Pikine Diokoul pour poursuivre activement l’évacuation des eaux et stabiliser la situation sanitaire du quartier.




