Nouveau DG du CROUS de Saint-Louis : Thierno Mbaye place l’étudiant au cœur de sa gestion

Les clés du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS) ont officiellement changé de mains ce mardi. Lors d’une cérémonie solennelle marquée par la sobriété et la courtoisie, le Dr Babacar Diop a transmis le témoin à son successeur, Thierno Mbaye. Ce passage de relais a été l’occasion pour les deux dirigeants de réaffirmer la permanence des institutions et la primauté du service public sur les contingences politiques.

Le directeur général sortant, le Dr Babacar Diop, quitte ses fonctions la tête haute, fort d’un bilan largement salué par la communauté universitaire. Sous sa gouvernance, initiée en juin 2024, le CROUS a opéré une mutation structurelle importante. Le Dr Diop a d’abord mis en avant la rationalisation rigoureuse des ressources humaines et financières du centre menée sous sa gestion. Il a également souligné le déploiement de la digitalisation progressive des services, un chantier majeur conçu pour réduire les files d’attente et éradiquer les ruptures de prestations. Enfin, ses efforts se sont traduits par la modernisation des infrastructures d’hébergement et de restauration, contribuant ainsi à sécuriser et à embellir le cadre de vie sur le campus social.

En prenant les rênes de l’institution, Thierno Mbaye, lui-même ancien pensionnaire de l’Université Gaston Berger (UGB), a fait le choix du pragmatisme et de l’apaisement. Dès ses premiers mots, le nouveau Directeur général a tenu à sanctuariser le volet social : « Je ne toucherai à aucun acquis de personne. Tout ce que les gens ont obtenu par le passé ne sera pas touché », a-t-il fermement assuré. Refusant les grands discours idéologiques, il a marqué sa volonté d’ancrer son mandat dans le concret, préférant l’observation active aux promesses politiques traditionnelles.

Le chemin est désormais balisé, mais les défis restent de taille. Représentant le recteur, le secrétaire général de l’UGB a rappelé l’ampleur de la tâche dans un contexte économique mondial et local complexe. Pour réussir son pari de hisser l’UGB au sommet des standards de confort et de modernité universitaire, la nouvelle direction devra rapidement s’attaquer à des chantiers névralgiques : l’extension du centre médico-social, l’optimisation des plateformes numériques et la réhabilitation continue des infrastructures d’accueil.




