LFR 2026 : Le ministre Idrissa Samb démonte la « désinformation » sur la suppression des grands projets

Face aux rumeurs persistantes relayées sur les réseaux sociaux concernant une prétendue annulation de plusieurs chantiers majeurs dans la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Idrissa Samb, par ailleurs responsable politique « Kiiray » de Linguère, a vigoureusement rétabli les faits. Il dénonce une manipulation technique et réaffirme la continuité des investissements stratégiques de l’État.
« Une telle affirmation, en complet décalage avec la réalité, relève d’une pure manipulation et d’une campagne de désinformation manifeste», a d’emblée martelé le ministre Idrissa Samb. C’est par une mise au point catégorique que le responsable du portefeuille du Travail a tenu à rassurer les citoyens et les partenaires économiques. Selon lui, l’examen rigoureux du texte officiel de la LFR 2026 confirme qu’« aucun projet n’a été supprimé sur le plan juridique ou définitif ».
Pour couper court aux interprétations erronées et aux visuels trompeurs qui inondent la toile, le ministre a exposé trois réalités techniques de la gestion budgétaire moderne, démontrant que la rigueur de l’État ne sacrifie en rien le développement national.
Des budgets sécurisés pour les chantiers prioritaires
D’une part, Idrissa Samb a rappelé que la majeure partie des grands chantiers nationaux reste bel et bien dotée de ressources financières effectives et immédiatement mobilisables. « De nombreux chantiers disposent de crédits inscrits et ouverts en Autorisations d’Engagement (AE) et Crédits de Paiement (CP) », a-t-il précisé.
Pour preuve, le ministre a égrené des chiffres hautement stratégiques :
- L’Agropole Sud bénéficie d’une enveloppe de 7 milliards FCFA.
- L’Agropole Centre est doté de 2,5 milliards FCFA.
- L’électrification rurale reçoit plus de 29 milliards FCFA cumulés, sécurisés via divers fonds et bailleurs de fonds internationaux.
Zéro franc inscrit : une logique de calendrier, pas un abandon
S’exprimant sur le cas spécifique des projets affichant un montant nul (0 FCFA) dans les colonnes de la LFR — à l’instar du projet de Grand Transfert d’Eau (GTE) ou de l’Agropole Nord —, le leader politique de Linguère a apporté une clarification pédagogique cruciale. Il s’agit uniquement de « financements extérieurs simplement non activés pour 2026 ».
Leur présence dans la nomenclature budgétaire prouve que l’État maintient ces projets, même si aucun décaissement n’est programmé sur cet exercice précis. Enfin, le ministre a rappelé la structure même de la comptabilité publique en « budget-programme » : une nomenclature moderne qui regroupe les sous-projets au sein de lignes globales d’investissements, sans qu’il soit nécessaire de les lister nominativement.
Entre régulation financière et rationalisation
L’exécutif ne cache pas avoir procédé à un arbitrage budgétaire rigoureux. Un ajustement global de 555 milliards FCFA a effectivement été opéré sur les dépenses d’investissement. Toutefois, cette mesure vise exclusivement à cibler les projets lents, en souffrance ou jugés non prioritaires pour l’année en cours, afin d’optimiser les deniers publics.
Pour le responsable « Kiiray » de Linguère, il ne faut pas confondre gestion prudente et renoncement. « Un report d’échéancier ou une baisse de trésorerie ne vaut en aucun cas suppression définitive des projets concernés », a conclu Idrissa Samb. Une mise au point technique et politique qui remet l’église au milieu du village, ou plutôt, les chiffres au cœur du budget.




