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Forum économique et social de Saint-Louis: Faly Seck trace la feuille de route de la souveraineté industrielle dans le Nord

Rompre avec l’économie de comptoir pour bâtir un écosystème de cohésion sociale. C’est le message fort porté par Faly Seck, Superviseur national adjoint chargé de l’administration et de la logistique du parti Kiiraay, lors de l’ouverture du Forum économique et social du Pôle-Territoire Nord. Venu représenter la direction nationale du parti et la Superviseure Générale, le Docteur Aminata Touré, M. Seck a prononcé un discours direct, appelant les cadres de la convergence Kangammi Kiiraay à traduire la vision du Chef de l’État, Son Excellence M. Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, en actions concrètes sur le terrain.

En introduisant son allocution, l’émissaire national a d’emblée posé les bases d’une gouvernance de proximité. « Je vous adresse les salutations chaleureuses du Président de la République, Son Excellence M. Bassirou Diomaye Diakhar FAYE et Madame Aminata Touré, Superviseur Général de Kiiraay. Docteur Aminata Touré regrette de ne pouvoir être parmi nous aujourd’hui et m’a confié la mission de vous transmettre son engagement, et celui du parti Kiiray, pour la réussite de ce forum », a déclaré Faly Seck

Saluant le travail du Coordonnateur départemental de Saint-Louis, Monsieur Cheikhouna Gueye, il a rappelé la mission assignée par le Chef de l’État qui « nous a enjoints à investir le champ des idées et de l’action, partout sur le territoire national ».

L’Acte IV de la Décentralisation comme moteur de développement

Face au paradoxe d’une région aux ressources exceptionnelles mais dont les populations peinent à capter les retombées, Faly Seck a posé la problématique centrale de ces assises. « La question que vous avez choisie est à la fois simple à énoncer et exigeante à résoudre : comment transformer les potentialités du Pôle-Territoire Nord en chaînes de valeur qui créent des richesses, des emplois et de la cohésion sociale ?», s’est-il interrogé.

Le constat dressé par le cadre de Kiiraay est sans concession sur la nécessité d’une rupture économique. Si le Nord aligne des atouts majeurs la vallée du fleuve Sénégal, l’élevage, la pêche, le gaz et le pétrole naissants, ou encore un patrimoine historique fort, le nœud du problème reste la transformation locale. « Ce qui nous manque souvent n’est pas la richesse, mais la capacité à la transformer ici, par nos propres entreprises, au bénéfice de nos populations », a-t-il signalé.

Pour inverser cette tendance, l’administration de Kiiraay mise sur une autonomisation des territoires à travers l’Acte IV de la Décentralisation. L’objectif est clair : « passer d’une décentralisation de gestion à une décentralisation de développement. Cela suppose que nos collectivités territoriales disposent des compétences, des moyens financiers et des partenariats nécessaires pour planifier et investir dans leur propre avenir ».

L’interdépendance sectorielle, clé du succès

Faly Seck a vigoureusement rejeté le traitement isolé des secteurs économiques, invitant les commissions techniques à décloisonner leurs réflexions. Selon lui, l’agriculture, l’énergie (pétrole/gaz), la pêche, l’artisanat et le tourisme forment les maillons d’une seule et même chaîne. « Les sous-thèmes ne doivent, à mon avis, pas être pensés séparément. Ils doivent, au contraire, faire l’objet d’une réflexion holistique. En effet, une filière agricole crée des besoins en stockage et en transport, une ressource énergétique peut alimenter une industrie locale, un patrimoine valorisé attire des hôtels, des artisans et des emplois. Une.bonne activité de pêche freine l’émigration clandestine. C’est cette logique d’écosystème territorial que nous devons privilégier», a précisé avec force M. Seck devant une assistance acquise à la cause du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Vers des propositions contraignantes pour l’État et le Privé

Exigeant des débats pragmatiques, Faly Seck attend de ce forum un document de rupture. «Je souhaite que ces échanges soient francs, précis et tournés vers l’action. Que la Déclaration de Saint-Louis, qui sera adoptée en fin de travaux, soit un document de propositions concrètes, adressées à l’État, aux collectivités territoriales et au secteur privé », a-t-il formulé.

Clôturant son discours au nom du Docteur Aminata Touré, le Superviseur national adjoint a salué la mobilisation citoyenne, tout en manifestant son soutien à la cause de la santé publique à la veille des mobilisations locales d’Octobre Rose : « La santé des femmes est aussi un pilier de notre développement. » C’est sur cette note résolument inclusive que les ateliers de réflexion du Pôle Nord ont été déclarés ouverts.


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