« La Patrie avant le Parti » : À Saint-Louis, Faly Seck fustige le rejet de la LFR

En marge des travaux du Forum économique et social, le débat budgétaire national s’est invité à la tribune. Prenant à partie l’actualité institutionnelle marquée par les tensions à l’Assemblée nationale, Faly Seck, Superviseur national adjoint chargé de l’administration et de la logistique du parti Kiiraay, a vigoureusement déploré le blocage du projet de loi de finances rectificative (LFR) par les parlementaires. Face à ce qu’il qualifie de recul pour la gouvernance économique, le responsable politique a lancé un appel solennel aux députés pour qu’ils placent l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des calculs partisans.
Constatant la situation avec « un grand regret », Faly Seck a rappelé aux élus l’essence même de leur mandat constitutionnel. « Je voudrais lancer un appel aux citoyens comme quoi dès lors qu’ils sont délégataires vraiment de la population sur les missions qui leur sont assignées vraiment de faire focus sur l’intérêt général et de dépasser les clivages politiques, de mettre (…) la patrie avant le parti », a-t-il martelé avec insistance, invitant l’hémicycle à « travailler de manière collégiale avec le gouvernement pour la réussite du pays. »
Pour le cadre de Kiiraay, le rejet d’un tel instrument financier ignore les réalités mouvantes de la gestion d’un État. Défendant la pertinence de la démarche gouvernementale, il a rappelé qu’un budget initial ne saurait être figé face aux imprévus d’un exercice budgétaire. « Parce qu’une loi de finances initiale, quand on constate des changements dans l’année, je pense qu’il est vraiment important d’appliquer une nouvelle loi en fonction des réalités actuelles du pays. Je pense que c’est juste le sens qui a poussé le gouvernement à initier un projet de loi de finances rectificative », a-t-il expliqué pour justifier l’urgence de cette réadaptation technique, désormais au cœur du bras de fer politique.




