Saint-Louis : La gendarmerie déjoue un départ de pirogue à Gandiol, 24 migrants interpellés

La gendarmerie nationale a porté un coup d’arrêt à une tentative d’émigration clandestine dans la nuit du lundi 2 novembre 2026 à Ndiébène Gandiol. Une opération conjointe de la Brigade territoriale de Saint-Louis et de la Brigade de recherches (BR) a permis d’interpeller 24 candidats à l’exil et d’arrêter un complice présumé.
Une cachette découverte grâce aux renseignements
L’alerte a été donnée par un renseignement faisant état d’un départ imminent de pirogue depuis le littoral saint-louisien. En investissant une maison isolée dans le secteur de Mboubène (Gandiol), les forces de l’ordre ont découvert le groupe de clandestins. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces derniers y étaient regroupés dans la plus grande discrétion depuis le jeudi 29 octobre, dans l’attente du signal de leur convoyeur.
Traverser le Sénégal pour rejoindre les Canaries
Le profil des passagers met en lumière des réseaux logistiques capables de déplacer des groupes d’une région à l’autre du pays. Les 24 candidats interpellés, parmi lesquels se trouve une femme, ont affirmé être tous originaires de Kafountine, une localité de la Basse-Casamance située à plusieurs centaines de kilomètres de Saint-Louis.
Leur objectif final était de braver l’océan Atlantique à bord d’une embarcation de fortune pour rallier l’Espagne, via l’archipel des Canaries.
Un business clandestin à près de 12 millions de FCFA
Les auditions des migrants ont permis de lever le voile sur l’aspect financier de cette opération. Chaque candidat a dû débourser une somme comprise entre 450 000 et 500 000 francs CFA pour obtenir sa place à bord. Au total, le pactole collecté par les trafiquants pour ce voyage avoisinerait 11 à 12 millions de francs CFA.
Le cerveau présumé de cette opération, un passeur domicilié à Santhiaba, a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des militaires et est activement recherché. En revanche, un homme suspecté d’être son complice a été interpellé sur les lieux de la descente. Il a été placé en garde à vue pour déterminer son rôle exact dans la logistique de ce voyage, tout en bénéficiant de la présomption d’innocence.
La zone de Gandiol sous haute surveillance
Avec sa façade maritime ouverte sur l’océan et ses nombreux villages de pêcheurs, la zone de Gandiol demeure un point névralgique pour les départs de pirogues. Face à cette pression migratoire, les forces de défense et de sécurité ont intensifié les patrouilles de surveillance sur tout le littoral pour intercepter les embarcations avant qu’elles ne prennent la mer. Les investigations se poursuivent à Saint-Louis pour démanteler le reste du rése




