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Lutte contre la lèpre au Sénégal : 282 nouveaux cas enregistrés, l’objectif d’élimination totale fixé à 2030

Le Sénégal fait face à une persistance de la lèpre sur son territoire. Papa Mamadou Diagne, président de l’Association sénégalaise de lutte contre la lèpre et les maladies tropicales négligées, a révélé que 282 nouveaux cas ont été officiellement enregistrés à travers le pays pour l’année 2025.

C’est lors d’une réunion de partage du comité régional de développement (CRD) à la gouvernance de Thiès que ces données épidémiologiques, issues du ministère de la Santé, ont été rendues publiques. Ce rassemblement était dédié au Programme de résilience des communautés affectées par la lèpre (PRCAL) et à la restitution des résultats de collectes de données dans les ex-villages de reclassement social de Touba Peycouk et de Mballing.

Une vigilance accrue face aux formes les plus contagieuses

Bien que le Sénégal ait franchi le seuil d’élimination fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) — qui est de moins d’un cas pour 10 000 habitants —, la situation exige une attention immédiate. M. Diagne a insisté sur le fait que ce chiffre de 282 cas « n’est pas à négliger ».

La principale source d’inquiétude réside dans la nature des diagnostics : la majorité des personnes dépistées souffrent de formes multi-bacillaires. Ce sont les variantes les plus contagieuses de la maladie, ce qui augmente le risque de propagation si les patients ne sont pas rapidement pris en charge.

Cap vers l’éradication en 2030

Face à ce constat, le président de l’association s’est voulu rassurant quant à l’implication des pouvoirs publics. « Ce qui est important, c’est que l’État est là et a mis en place des dispositifs pour endiguer sa progression », a-t-il souligné.

Le grand défi technico-sanitaire reste désormais de concevoir et de déployer des stratégies pertinentes sur le terrain. Le Sénégal « s’est engagé résolument » à atteindre l’objectif ultime de l’OMS : l’élimination définitive et totale de la lèpre d’ici 2030. Pour y parvenir, les acteurs de la santé communautaire appellent à maintenir une vigilance maximale et à renforcer les campagnes de dépistage précoce à travers tout le pays.

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