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TIVAOUANE : PREMIÈRE ÉDITION RÉUSSIE DU TOUR DU CAYOR, VITRINE DU CYCLISME ET DU TERRITOIRE

Clôturée ce week-end à Kelle, la première édition du Tour du Cayor a rassemblé des coureurs africains et européens. Organisée en marge du Tour du Fleuve, la compétition ambitionne de devenir un levier de promotion du sport, du tourisme et de l’économie locale.

Kelle, 11 mai 2026 – La première édition du Tour du Cayor, une compétition de cyclisme réunissant des coureurs africains et européens, s’est achevée ce week-end à Kelle, dans le département de Tivaouane.

Des coureurs venus d’Allemagne, de la Belgique, de la France, de la Gambie, du Maroc, en plus de Sénégalais, avaient participé à cette première édition, organisée en marge de la sixième édition de la compétition cycliste dénommée Tour du fleuve (6-10 mai).

Un circuit entre Kelle et Ngadiaga pour révéler le Cayor

Ce tour, organisé dans le département de Tivaouane, a suivi un circuit passant par Kelle, Beud, Thiep, Nguiguiss, Nguéoul, Mérina Dakhar, Keur Mandiémé et Ngadiaga.

Témoin d’une ouverture internationale grandissante du cyclisme sénégalais, le tour ambitionne de devenir un véritable levier de promotion du sport, du tourisme, de la culture et du développement économique local, ont soutenu plusieurs participants et initiateurs de cette manifestation cycliste.

Des coureurs internationaux conquis par le Sénégal

Le coureur belge Ranson Gautier, l’un des vainqueurs qui découvre le Sénégal pour la première fois, n’a pas caché son admiration pour le pays et pour l’engouement populaire autour de cette discipline.

« Je suis très heureux d’être ici au Sénégal. C’est un très beau pays, avec beaucoup de passionnés de cyclisme », s’est réjoui Gautier. Avec « seize années de carrière dans le cyclisme international », il a déjà couru « au Mali, en France, en Espagne, aux Pays-Bas et en Guyane française ».

Il a salué « les efforts des organisateurs pour développer ce sport » ainsi que « la qualité des circuits et l’accueil réservé aux délégations étrangères ». Pour lui, « le Sénégal possède de solides atouts pour s’imposer progressivement comme une destination importante du vélo en Afrique ».

Le coureur français Jean Philippe, qui figure aussi dans le peloton de tête, participait pour la troisième fois au Tour du Fleuve, qui se tient chaque année dans la région de Saint-Louis. À 59 ans, il a voulu « honorer cette compétition, malgré les difficultés qu’il a rencontrées lors des précédentes éditions, notamment un grave accident auquel il a survécu il y a deux ans ».

« C’était important pour moi de terminer ce tour. Le Sénégal dispose de routes propres et d’un terrain exigeant, avec beaucoup de vent », dit-il. « C’est une course difficile mais passionnante ». Il a toutefois appelé à « renforcer l’organisation logistique autour des horaires, des repas et de l’encadrement des coureurs ».

Un projet social, culturel et économique pour le Cayor

Au-delà de l’aspect purement sportif, les initiateurs veulent faire du Tour du Cayor un cadre de promotion sociale, culturelle et économique pour l’ensemble du territoire.

Selon Ngagne Diallo, président du mouvement Suxali Cadior non, initiateur de la compétition, originaire du village de Kelle, ce rendez-vous est une opportunité pour détecter des talents locaux et de susciter une nouvelle dynamique sportive dans le Cayor.

« Nous voulons initier une véritable culture du cyclisme dans nos territoires. Aujourd’hui, les jeunes ont montré leur passion pour le vélo et nous espérons qu’à partir de l’année prochaine, davantage de participants viendront de tout le Cayor », a-t-il indiqué.

Ngagne Diallo a plaidé pour une diversification des politiques sportives locales, souvent centrées sur les navétanes, des championnats populaires de football. « Le sport ne doit pas rimer avec violence. Il doit être un espace de partage, d’éducation et d’échanges culturels », a-t-il souligné, en invitant « les collectivités territoriales à investir davantage dans des disciplines comme le cyclisme, la natation et les sports individuels ».

Culture, solidarité et économie locale au rendez-vous

La manifestation a été marquée par une forte dimension culturelle et sociale, avec des animations artistiques, des prestations traditionnelles, ainsi que des visites de daaras, écoles coraniques, et la remise de dons à plusieurs structures religieuses.

Pour les organisateurs, « le Tour du Cayor pourrait, à terme, contribuer à stimuler l’économie locale à travers le tourisme sportif, l’artisanat, la mobilité des visiteurs et la valorisation des infrastructures territoriales ».

« Le Cayor peut devenir un véritable carrefour du cyclisme. L’économie va bouger, le social va bouger et nous appelons les autorités à améliorer davantage les routes et les pistes », a lancé Ngagne Diallo.

À travers cette initiative, les promoteurs du Tour du Cayor espèrent désormais inscrire durablement le territoire sur la carte des grandes compétitions du cyclisme régional et international.

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