Affaire Ndiaga Seck : Un étudiant en médecine arrêté à Linguère par la police

Une nouvelle interpellation majeure vient de secouer le département du Djolof dans le cadre de l’affaire Ndiaga Seck. Lundi 1er juin, les éléments du commissariat urbain de Linguère ont procédé à l’arrestation du nommé A. Diédhiou. Ce jeune homme est présenté comme un étudiant en troisième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Cette arrestation découle directement de l’exécution d’une délégation judiciaire. Celle-ci a été délivrée par le juge d’instruction de Louga en charge du dossier.
Une traque policière de Dakar au Djolof
Le suspect faisait l’objet d’un avis de recherche et d’interpellation à l’échelle nationale. Initialement traqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC) à Dakar, A. Diédhiou avait réussi à quitter la capitale. Les enquêteurs ont finalement réussi à le localiser dans la zone de Linguère. La police locale a immédiatement déployé un dispositif pour l’interpeller avant qu’il ne change à nouveau de cachette.
Soupçons d’actes contre nature et dissimulation de preuves
Selon des sources proches du dossier, la justice soupçonne l’étudiant d’avoir entretenu une relation intime avec Amadou Lamine Dia, une figure également liée à l’homme politique Ndiaga Seck. Les enquêteurs reprochent notamment au suspect une tentative de dissimulation de preuves. Juste après l’éclatement de l’affaire et l’arrestation de Ndiaga Seck, A. Diédhiou aurait supprimé plusieurs échanges de messages sur le réseau social Facebook.
Conduit au poste de police pour son audition, le jeune homme a farouchement nié l’existence de ces relations intimes. Malgré ses dénégations, il a été placé en garde à vue. Les autorités judiciaires le poursuivent pour des faits qualifiés d’« actes contre nature ».
Le téléphone portable de Ndiaga Seck sous expertise numérique
L’enquête s’accélère également sur le plan technique. Le téléphone portable de Ndiaga Seck, actuellement placé sous scellés au commissariat de Linguère, va jouer un rôle clé pour la suite de la procédure. L’appareil doit être transmis dans les plus brefs délais à la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC) à Dakar. Les experts en informatique auront pour mission d’extraire et d’analyser l’historique des appels, les messages supprimés et les données numériques afin de faire toute la lumière sur ce réseau.
L’enquête se poursuit activement sous la haute autorité du juge d’instruction du tribunal de grande instance de Louga. Elle vise à établir les responsabilités pénales de l’ensemble des personnes citées dans ce dossier politico-judiciaire complexe.




