SAINT-LOUIS : LE PRYTANÉE MILITAIRE CHARLES N’TCHORÉRÉ CÉLÈBRE SON PARRAIN ET SES VALEURS DE COURAGE ET D’INTÉGRATION

Le Prytanée Militaire Charles N’Tchoréré a célébré sa traditionnelle Journée du Parrain, en présence de l’ambassadeur du Gabon au Sénégal et d’anciens enfants de troupes. L’établissement a ainsi honoré la mémoire du capitaine tombé le 7 juin 1940. Une cérémonie symbolique durant laquelle les élèves ont rendu un hommage solennel au capitaine Charles N’Tchoréré, figure emblématique de l’armée, dont le courage, la discipline, la solidarité et l’excellence continuent d’inspirer les Enfants de Troupe.
Devant le drapeau, en tenue d’apparat, les enfants de troupes ont rendu hommage à celui dont ils portent l’héritage. La journée du parrain s’est tenue ce vendredi 12 juin au Prytanée militaire de Saint-Louis. L’objectif de cette traditionnelle commémoration était d’honorer la mémoire du capitaine Charles N’Tchoréré.
Pour la circonstance, la solennité était au rendez-vous. L’ambassadeur du Gabon au Sénégal, une délégation d’anciens enfants de troupes gabonais et sénégalais, ainsi que les autorités locales et administratives ont pris part à cette cérémonie solennelle.
Charles N’Tchoréré, officier gabonais, demeure un symbole du courage, de la résistance, de l’exemplarité, de l’intégration et de l’excellence. C’est cette figure que le Prytanée qui porte son nom, entend transmettre aux générations futures. Le colonel Abdoulaye Mbengue commandant d’école a invité les enfants de troupes à s’inspirer de ces valeurs pour faire face aux défis de l’heure.
La cérémonie marquait un double temps. Le Prytanée Militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis a commémoré la mort de son parrain, le capitaine Charles N’Tchoréré, tombé le 7 juin 1940 lors de la Seconde Guerre mondiale, à l’occasion d’une cérémonie marquant également les valeurs incarnées par l’officier.
Le colonel Abdoulaye Mbengue, commandant de l’école, a planté le décor. « Cette cérémonie nous a permis d’abord de commémorer la mort de notre parrain, le capitaine Charles N’Tchoréré, le 7 juin 1940, lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Nous commémorons cette mort, mais aussi nous magnifions les valeurs qu’il avait incarnées et que nous voulons inculquer à nos Enfants de Troupe, pour qu’ils puissent mieux tenir leur place dans la société», a déclaré le colonel Mbengue qui a rappelé la boussole de l’école à travers la devise du Prytanée : “savoir pour mieux servir”.
Parmi ces valeurs, le courage occupe la première place. Parmi les valeurs mises en avant, figure d’abord le courage. « Le capitaine est décédé au champ d’honneur. La mission qu’il menait consistait à couvrir le repli de troupes françaises poussées par les Allemands», a expliqué le colonel Mbengue.
Le chef de corps a décrit l’ultime sacrifice de l’officier. « À un moment, il était épuisé dans le cadre de la logistique, de l’attrition, et face à un ennemi plus nombreux, mais il a tenu la ligne de défense et a permis aux bataillons concernés d’échapper», a signalé M. Mbengue estimant que c’est une résistance qui a sauvé des vies et forgé une légende.
Le capitaine N’Tchoréré incarnait aussi l’unité africaine. Le colonel Mbengue a également souligné la dimension d’intégration africaine incarnée par le capitaine, d’origine gabonaise, qui commandait une compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais constituée de soldats venus de presque toute l’Afrique française.
Cette intégration n’était pas un discours. Elle se vivait au quotidien. « Cette intégration s’est lue dans la manière par laquelle le capitaine commandait ses troupes, sans considération d’origine », a-t-il indiqué. Cet héritage est toujours vivant. À l’en croire, celui-ci, se retrouve aujourd’hui parmi les anciens élèves de l’établissement venus du Gabon et d’autres pays.
En rassemblant Gabonais, Sénégalais et autres anciens élèves, la « Journée du Parrain » a rappelé que le Prytanée Charles N’Tchoréré forme plus que des militaires. Il forme des hommes imprégnés de valeurs qui dépassent les frontières. Courage au combat, exemplarité dans le service, intégration dans la diversité : la leçon du 7 juin 1940 résonne encore, 86 ans plus tard, dans les rangs de Saint-Louis.




