Ter, gare et usine : Diomaye affiche son cap industriel entre Dakar, Sébikotane et Diamniadio

Le samedi 20 juin 2026, l’axe Dakar-AIBD est devenu le théâtre d’un véritable marathon industriel pour le président Bassirou Diomaye Faye. Trois étapes clés, trois chantiers majeurs, mais une seule et unique ambition : poser les rails d’une économie sénégalaise souveraine, axée sur la transformation locale et la mobilité moderne.
L’envol du rail : l’AIBD à portée de train
Le voyage commence à bord de la modernité. Le chef de l’État prend place dans une rame du Train Express Régional (TER) pour tester personnellement le tout nouveau tronçon prolongeant la ligne de Diamniadio jusqu’à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Portes automatiques et climatisation activées, le train glisse sans encombre vers sa destination.
Cette extension stratégique transforme le TER : il ne s’agit plus d’un simple transport de banlieue, mais d’un levier logistique reliant le pôle universitaire et administratif de Diamniadio à la principale porte d’entrée aérienne du pays, promettant de désengorger définitivement la Route nationale 1.
Sébikotane : la réponse à l’appel citoyen
Le cortège présidentiel marque ensuite un arrêt hautement symbolique à Sébikotane. Ici, il n’y a pas de ruban à couper, mais une pioche à lever. Au milieu des habitants, Bassirou Diomaye Faye lance officiellement les travaux de la future gare ferroviaire.

Ce projet est né d’une revendication populaire, un choix assumé par le Président pour qui gouverner signifie d’abord écouter les territoires. Conçu par des architectes locaux, ce pôle multimodal interconnectera trains, bus et taxis pour désenclaver cette commune coincée entre Rufisque et Diamniadio, simplifiant la vie de milliers de travailleurs quotidiens.
Diamniadio : la renaissance du textile national
Le périple s’achève au cœur de la Zone économique spéciale de Diamniadio, imprégnée d’une forte odeur de coton et d’une ferveur historique. Sous une grande bâche, le Président inaugure les installations d’AVCI Global Industrie, une unité textile sino-sénégalaise née d’un partenariat avec des investisseurs turcs.

Pour le Sénégal, qui a longtemps exporté sa fibre brute pour réimporter des habits finis, cette usine inverse la vapeur en intégrant la filature, le tissage et la confection sur place. En présence du PDG du groupe, le chef de l’État salue un signal fort envoyé aux marchés internationaux : le Sénégal est une terre stable, stratégique et prête à produire.
Un impact humain immédiat
Au-delà des machines, ce sont les vies humaines qui sont célébrées. L’usine AVCI va générer immédiatement 200 emplois directs, ciblant en priorité les femmes et les jeunes, leur garantissant ainsi un revenu digne. Plus encore, le projet promet un transfert de compétences crucial, visant à former les techniciens et mécaniciens de demain, renouant avec le savoir-faire perdu des anciennes usines mythiques comme la SOTIBA.

En fin de journée, le fil conducteur de ce périple présidentiel apparaît clairement : connecter les territoires par les rails, écouter les aspirations citoyennes et transformer les ressources pour employer la jeunesse. Une dynamique résumée par le Président comme la marche patiente mais résolue vers une souveraineté économique concrète.



