SNE 2026 : LES RIDEAUX TOMBENT SUR LA 38ᵉ SEMAINE NATIONALE DE L’ENFANT, LE WASH AU CŒUR DES ENGAGEMENTS

Madame Marie Angélique Mame Selbé Diouf clôture la semaine en promettant de porter les recommandations au plus haut niveau. Les experts plaident pour « l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique »
Après sept jours d’activités, de débats et de plaidoyers, la 38ᵉ Semaine Nationale de l’Enfant a fermé ses portes. Dans la salle, des enfants en uniforme, des acteurs de la société civile, des partenaires techniques, des représentants de ministères. Tous attendaient la même personne : Madame Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.
Elle préside la cérémonie de clôture. Mais avant les discours officiels, place à la réflexion. Un panel scientifique s’ouvre sur un thème simple et immense : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) pour chaque enfant en Afrique ». Trois lettres, WASH, qui décident pourtant de la santé, de l’école, de l’avenir.
Quand les ministères se parlent
Autour de la table, les expertises se croisent. Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique explique les maladies qu’on évite quand un enfant se lave les mains. Le Ministère de l’Éducation Nationale raconte les filles qui décrochent quand il n’y a pas de latrines séparées. Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement détaille les forages, les pompes, les réseaux qui manquent encore.
En face, le représentant de l’UNICEF apporte les chiffres du continent, les projets pilotes, les leçons apprises au Mali, au Niger, en Côte d’Ivoire. Chaque panéliste partage son expérience, présente les progrès enregistrés, puis formule ses recommandations. Pas des discours. Des solutions concrètes : plus de points d’eau dans les écoles, des kits d’hygiène, l’entretien des forages, l’éducation à l’hygiène dès la maternelle.
Dans la salle, on hoche la tête. Parce que tout le monde sait : un enfant malade ne va pas à l’école. Une école sans eau, c’est une école qui exclut.
« L’eau, c’est la première condition de l’épanouissement »
Les échanges le rappellent sans détour : l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène n’est pas un détail. C’est la base. C’est ce qui améliore la santé des enfants, prévient les maladies hydriques comme la diarrhée ou le choléra, et crée « un environnement favorable à leur épanouissement et à leur réussite scolaire ».
Un enfant qui boit de l’eau propre apprend mieux. Une fille qui trouve des toilettes propres reste en classe. Un garçon qui se lave les mains évite l’hôpital. Le panel le démontre : investir dans le WASH, c’est investir dans les notes, dans la croissance, dans l’égalité.
La promesse de la ministre
Puis Madame Marie Angélique Mame Selbé Diouf prend la parole. La cérémonie de clôture commence. Elle écoute, elle note, elle salue la mobilisation : ministères sectoriels, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, tous les acteurs « mobilisés pour la promotion et la protection des droits de l’enfant ».
Son message est ferme : le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités n’a pas organisé cette semaine pour des discours. À travers la Direction de la Promotion des Droits et de la Protection des Enfants, DPDPE, il prend l’engagement de « porter les recommandations issues de cette semaine au plus haut niveau de décision ».
Objectif : « contribuer à des changements durables et significatifs dans la vie des enfants au Sénégal ». Traduction : transformer les idées du panel en budgets, en forages, en latrines, en campagnes d’hygiène dans les écoles et les quartiers.
Les rideaux tombent, le travail commence
Des enfants montent sur scène pour un dernier chant. Des partenaires échangent leurs contacts. Des recommandations sont rangées dans des dossiers. La 38ᵉ SNE 2026 s’achève sur des applaudissements, mais surtout sur une promesse.
Le thème WASH n’est plus juste un thème de panel. Il devient une feuille de route. Madame la Ministre l’a dit : les conclusions iront « au plus haut niveau ». Reste à ce que chaque robinet qui coule, chaque latrine construite, chaque savon distribué, prouve que la semaine n’était pas qu’une cérémonie.
Dans la salle, un enfant serre un gobelet d’eau. C’est petit. Mais c’est tout le sens de la SNE 2026 : que chaque enfant en Afrique ait un jour ce gobelet, sans avoir à marcher des kilomètres pour le remplir.


