Haut Conseil du Dialogue Social : Faly Seck prend officiellement les rênes pour consolider la paix sociale

L’institution stratégique du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) a un nouveau visage. M. Faly Seck a officiellement pris ses fonctions hier à la tête de cet organe clé de la stabilité nationale. Il succède à Mamadou Lamine Dianté, appelé à d’autres fonctions ministérielles. Devant un parterre de partenaires sociaux, le nouveau président a décliné sa feuille de route, axée sur la modernisation technologique et la mesure économique de la paix sociale.
Une passation de pouvoir sobre mais hautement symbolique s’est déroulée hier au siège du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS). Devenu ministre, le président sortant Mamadou Lamine Dianté a transmis le témoin à Faly Seck. Ce dernier hérite d’une institution jugée « entre de bonnes mains » par les observateurs du monde du travail, qui saluent en lui un serviteur de l’État discret, rigoureux et profondément travailleur.
Dès sa première prise de parole, le nouveau président a tenu à exprimer sa gratitude envers le chef de l’État. « Je voudrais d’abord rendre grâce à Dieu et remercier son Excellence le Président de la République pour la confiance placée sur ma modeste personne en me nommant Président du HCDS », a déclaré Faly Seck, rappelant la mission de cette structure dédiée à la prévention des conflits et à la promotion de la stabilité sociale.
Un héritage institutionnel solide
M. Seck a rendu un vibrant hommage au bilan de son prédécesseur, saluant son engagement constant pour la médiation. Il a rappelé la vitalité du modèle sénégalais, né en 2014 dans l’esprit de la Convention 144 de l’OIT, et renforcé récemment par la signature, le 1er mai 2025, du Pacte national de Stabilité Sociale et de Croissance inclusive et durable.
Évaluer la « valeur économique » de la paix sociale
Inscrivant son action dans la modernité, Faly Seck veut aller au-delà de la simple gestion de crise. Pour lui, éviter les grèves et désamorcer les conflits possède une valeur financière réelle pour le pays. « Cette valeur est si importante que je m’évertuerais à la documenter, la mesurer, et la présenter comme telle aux décideurs et aux partenaires internationaux », a-t-il annoncé. Pour ce faire, le HCDS compte publier un indice synthétique trimestriel de l’état du dialogue social, décliné par secteur et par région.
Cap sur la numérisation et l’horizon 2050
L’autre grand chantier du président Seck repose sur l’innovation technologique au service de la transparence. Il a ainsi invité les syndicats, le patronat et les inspections du travail à converger vers un espace numérique partagé pour croiser les données et faciliter des conclusions communes.
Cette ambition de modernisation s’aligne directement sur les standards de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) mais aussi sur les grandes orientations nationales, notamment la Stratégie nationale de Développement 2025-2029 et la Vision Sénégal 2050. En tendant la main à l’ensemble des forces sociales du pays, Faly Seck pose les jalons d’un HCDS renforcé, ambitionnant de devenir une véritable référence africaine en matière de gouvernance sociale.




