ONFP : Mame Awa Ndoye prend les commandes et lance la révolution de l’industrialisation pédagogique

Une page majeure de l’histoire de l’Office national de la formation professionnelle (ONFP) s’est écrite ce lundi dans les locaux de l’institution. À l’occasion de la passation de service avec son prédécesseur, Mouhamadou Lamine Bara Lo, la nouvelle directrice générale, Mame Awa Ndoye, a pris officiellement ses fonctions. Loin d’une simple formalité protocolaire, cette cérémonie a servi de tribune à la nouvelle dirigeante pour décliner un plan de rupture globale. Son ambition affichée est sans équivoque : transformer la formation professionnelle en un pilier central de la souveraineté économique, de la création d’emplois et de la compétitivité nationale.
« Aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre. Conformément à la vision du président de la République et sous la conduite du gouvernement, l’ONFP prendra toute sa place dans la transformation de notre pays », a-t-elle affirmé avec force devant un auditoire attentif composé de cadres, de partenaires sociaux et d’acteurs du secteur privé.
L’avènement de l’industrialisation et du numérique
Pour opérer ce changement de paradigme, Mame Awa Ndoye mise sur un diptyque fort : l’industrialisation de la formation professionnelle et la transformation numérique. L’objectif immédiat reste la modernisation profonde des méthodes de travail, des services et de la gouvernance de l’Office. Cette mutation interne vise à apporter des réponses plus rapides, plus efficaces et rigoureusement adaptées aux exigences changeantes des citoyens et du tissu entrepreneurial sénégalais.
Cette vision stratégique se déploie à travers cinq priorités majeures, désormais érigées en boussoles pour l’institution :
- Une gouvernance renouvelée : Mame Awa Ndoye place la transparence, la redevabilité et la recherche de performance au centre de sa gestion. Chaque action devra répondre à des critères stricts d’éthique et d’efficacité administrative.
- La transition numérique globale : La digitalisation continue des procédures et des services devient une priorité absolue. Ce chantier vise à simplifier l’accès aux prestations de l’ONFP, à réduire les délais de traitement et à accroître l’agilité de la structure.
- L’alignement avec l’économie réelle : Le développement des programmes d’apprentissage se fera désormais en stricte adéquation avec les secteurs stratégiques de l’économie. L’offre de formation sera systématiquement orientée vers les métiers porteurs afin d’éviter le déphasage avec le marché du travail.
- L’ancrage partenarial territorial et international : L’Office prévoit de densifier ses alliances. Le renforcement des liens avec les entreprises, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers permettra de co-construire des solutions adaptées aux réalités locales.
- La culture du résultat : L’institution va promouvoir une culture axée sur l’excellence, l’innovation et l’évaluation systématique des résultats. L’impact de chaque formation sera mesuré pour garantir un retour sur investissement optimal pour la nation
Inclusion sociale et métiers de demain
La vision portée par la nouvelle directrice générale intègre également une forte dimension d’équité sociale. Mame Awa Ndoye a insisté sur la nécessité d’améliorer de manière significative l’accès à la formation des populations vulnérables, en ciblant tout particulièrement les jeunes et les femmes. Pour soutenir cette dynamique, l’accent sera mis sur le renforcement de la qualité pédagogique et la promotion massive de l’apprentissage directement au sein des entreprises.
Sur le plan opérationnel, cette feuille de route ambitieuse nécessitera la modernisation des outils de pilotage et d’évaluation de l’ONFP. Elle exigera aussi une mobilisation accrue des ressources financières nécessaires pour pérenniser les interventions de l’Office et démultiplier leur impact.
En guise de conclusion, Mame Awa Ndoye a lancé un appel vibrant à la synergie nationale : « Notre ambition est de faire de l’ONFP une institution de référence, capable d’anticiper les métiers de demain, de former massivement une main-d’œuvre qualifiée et d’accompagner l’industrialisation du Sénégal. » Elle a invité les agents de l’Office, les organisations professionnelles et le secteur privé à s’unir pour faire de cette ambition une réalité concrète.



