Relance des bourses familiales : Près de 20 000 ménages de Saint-Louis retiennent leur souffle avant septembre

Le Programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF) s’apprête à redémarrer ses paiements en septembre prochain.
Après une longue période de suspension liée à la mise à jour complète du Registre national unique (RNU), cette relance redonne de l’oxygène à la protection sociale sénégalaise. Au total, ce sont 290 796 ménages vulnérables qui ont été rigoureusement sélectionnés à travers les quatorze régions du pays.
Saint-Louis au cœur du dispositif de solidarité
Avec 19 981 ménages retenus, la région de Saint-Louis s’impose comme l’un des bastions de cette reprise. Elle se classe au huitième rang national, illustrant son poids démographique et social majeur. Les attentes sont particulièrement fortes dans les zones rurales des départements de Dagana et de Podor, où la précarité structurelle rend cette assistance financière vitale.
Cette relance intègre des ajustements majeurs. Le ministère de la Famille a récemment clarifié l’inclusion renforcée des personnes en situation de handicap. De plus, les quotas communaux existants seront maintenus mais optimisés pour mieux s’adapter aux réalités locales et accueillir de nouveaux bénéficiaires.
La cartographie nationale de la vulnérabilité
Les chiffres clés partagés par le quotidien Walfadjri révèlent une répartition hétérogène des ménages éligibles à l’échelle du pays :
- Le peloton de tête : La région de Thiès mène la marche avec 31 637 ménages, talonnée de très près par Diourbel (31 326). Kaolack (27 466) et Tambacounda (27 403) suivent immédiatement.
- La zone intermédiaire : Kolda (25 267), Louga (21 803) et Kaffrine (20 976) devancent de peu Saint-Louis (19 981) et Fatick (18 221).
- Le bas du tableau : Sédhiou (16 565), Matam (16 090), Dakar (15 143), et Ziguinchor (11 884) affichent des volumes plus faibles. La région de Kédougou ferme la marche avec le plus petit contingent national, soit 7 034 ménages.
Le retour des versements en septembre représente un tournant crucial pour amortir le coût de la vie et stabiliser l’économie des foyers les plus démunis du Sénégal.



