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Louga : Le spectre de la diphtérie resurgit avec 16 cas et un décès

Face à la menace épidémique, la région de Louga sonne la mobilisation générale. Réunis en comité régional de gestion des épidémies, les autorités locales et les acteurs de la santé ont dressé un bilan alarmant : 16 cas de diphtérie ont été formellement identifiés, dont un cas mortel. La gouverneure de la région, Ndèye Nguénar Mbodji, a immédiatement ordonné le déploiement d’un plan d’urgence pour circonscrire la maladie.

Le vaccin et la proximité au cœur de la riposte

Pour stopper la chaîne de transmission, la stratégie repose sur un triptyque clair : vacciner, sensibiliser et communiquer. Les autorités administratives comptent décentraliser la lutte en organisant des réunions de crise dans les trois départements de la région sous l’égide des sous-préfets. L’objectif affiché est de mener des campagnes de vaccination agressives, au plus près des foyers, pour combler les failles de la couverture vaccinale.

Cependant, la gouverneure a profité de cette tribune pour dénoncer un frein majeur à la gestion de la crise : la rétention d’informations par certains professionnels de santé. Qualifiant les données sanitaires d’« outils essentiels à la prise de décision », Ndèye Nguénar Mbodji a annoncé qu’elle porterait un plaidoyer au plus haut niveau pour que cessent ces rétentions qui aveuglent les politiques publiques.

L’appel du Dr Moustapha Faye : « Consulter immédiatement »

Le directeur régional de la Santé, le Dr Moustapha Faye, a tenu à rappeler le mode de propagation de cette infection bacterienne, laquelle se transmet par les postillons, la toux ou les éternuements. Le Dr Moustapha Faye, directeur régional de la Santé, a précisé les signes cliniques de l’infection, débutant par de vifs maux de gorge, des difficultés à avaler, une forte fièvre et des plaques blanchâtres. Dans les cas critiques, la maladie peut évoluer vers une détresse respiratoire aiguë, un écoulement nasal abondant ou des saignements de nez.

« Il faut se rendre immédiatement dans la structure de santé la plus proche », a insisté le Dr Faye, précisant que la rapidité de la prise en charge est cruciale pour sauver des vies.

Protéger les enfants de 0 à 5 ans

En guise de bouclier, les professionnels de la santé rappellent que la vaccination reste l’arme absolue. Le calendrier vaccinal doit être scrupuleusement respecté chez les nourrissons avec les trois doses obligatoires administrées aux 6e, 10e et 14e semaines de vie. En parallèle, les autorités exhortent au retour des gestes barrières, incluant le port du masque pour les malades et l’isolement des cas contacts, actuellement sous haute surveillance médicale.


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