Saint-Louis : Papis Diop sonne la mobilisation et veut faire de Saint-Louis le « bastion pionnier » de Diomaye Faye

Devant une impressionnante marée humaine, le président du mouvement «Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye», Papis Diop sonne la mobilisation et veut faire de Saint-Louis, le « bastion pionnier » de Diomaye Faye, a effectué sa rentrée politique dans la capitale du Nord. Entre diagnostic sans concession des maux locaux, allégeance stratégique au Palais et recadrage musclé des alliés de la mouvance présidentielle, l’ancien libéral a marqué les esprits et redistribué les cartes du leadership à Saint-Louis.
La ville tricentenaire a vibré au rythme des grands jours de joutes politiques. Pour la rentrée politique du mouvement « Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye», son président Papis Diop n’a pas fait dans la demi-mesure. Face à une salle comble et survoltée, ce disciple revendiqué d’Abdoulaye Wade a clairement affiché son ambition : transformer Saint-Louis en fer de lance de la base politique du Président Bassirou Diomaye Faye.
Mais au-delà du triomphalisme de tribune, c’est un discours de rupture, teinté de réalisme économique et de pragmatisme militaire, que le leader politique a délivré à ses militants et aux états-majors politiques nationaux.
« Saint-Louis est devenue un immense cahier de doléances »
L’ancien militant libéral n’a pas manqué de courage pour poser le diagnostic de sa commune. Dressant un réquisitoire implacable, Papis Diop a mis le doigt sur les plaies béantes qui étranglent la vieille cité. « Aujourd’hui, il faut avoir le courage de le dire, Saint-Louis est devenue un immense cahier de doléances », s’est-il désolé.
Pêche en crise structurelle, chômage endémique de la jeunesse, déficit criant d’infrastructures scolaires, dégradation du patrimoine culturel et recul du tourisme : pour le leader d’« Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye», la ville semble perdre inexorablement l’éclat qui faisait sa fierté. Face à des souffrances populaires de plus en plus visibles, le constat est clair : la gestion locale actuelle a atteint ses limites.
Le Palais comme planche de salut : l’appel à une « relation affective »
Pour inverser cette courbe du déclin, Papis Diop récuse les solutions purement municipales ou départementales. Selon lui, les défis de Saint-Louis dépassent largement les compétences des collectivités territoriales. La clé du renouveau réside désormais dans un cordon ombilical direct avec le sommet de l’État.
« Notre ambition est claire : bâtir une relation affective, sincère, loyale et durable entre Saint-Louis et le Chef de l’État », a-t-il soutenu. Solennel, le leader politique a lancé un appel direct au Président Bassirou Diomaye Faye pour que la capitale du Nord soit repositionnée au cœur des priorités étatiques, notamment à travers la promotion des cadres et compétences saint-louisiennes, appelés à devenir les véritables « courroies de transmission » entre le pouvoir central et les populations de Ndar.
« Nous sommes des soldats, mais il nous faut des munitions »
Quittant les gants de la diplomatie, Papis Diop a profité de cette forte mobilisation pour envoyer un message sans ambiguïté à la haute hiérarchie de la coalition « Diomaye Président ». Sur le terrain, face à une opposition qui s’organise, le manque de moyens logistiques et financiers pèse lourdement sur les épaules des militants.
Utilisant une métaphore guerrière assumée, il a alerté : « Nous sommes des soldats, nous sommes prêts à aller au front, mais il nous faut des munitions, il nous faut des armes pour effectivement gagner les batailles à venir. Toute activité politique est par nature compliquée, surtout si on n’a pas les moyens. » Pour lui, éveiller les consciences locales exige un encadrement et des ressources à la hauteur des enjeux nationaux.
Fin des querelles de clocher et massification intensive
Refusant de s’arrêter aux simples effets de manche, le mouvement « Épaule contre Épaule autour du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye» a dévoilé une feuille de route méthodique pour les prochains scrutins. Une stratégie de massification intensive va être immédiatement déployée : installation de cellules de veille et d’animation dans les 33 quartiers de Ndar et maillage systématique de l’ensemble des communes du département.
Pour réussir ce pari, Papis Diop sait qu’il devra d’abord pacifier ses propres rangs. Lancant un avertissement à peine voilé aux responsables locaux de la mouvance présidentielle, souvent minés par des rivalités internes, il a appelé à enterrer définitivement la hache de guerre. « Le moment est venu de dépasser les divisions inutiles, les querelles de personnes et les calculs politiciens. Seul, on peut être très fort, mais ensemble, nous serons puissants face à l’adversaire », a-t-il prévenu, exigeant plus de lucidité et d’ouverture.
En invoquant, la mémoire et la dignité des grandes figures historiques de la région telles que Momar Sourang, Abdoulaye Diaw Chimère, Me Ousmane Ngom, Ousmane Masseck Ndiaye ou Almamy Matteuw Fall, Papis Diop s’est positionné non seulement comme l’héritier d’une identité saint-louisienne forte, mais surtout comme le manager politique incontournable sur qui le Président Diomaye Faye devra désormais compter pour conquérir le Nord.




