Podor: Centenaire de Me Abdoulaye Wade – Témoignage d’Abou Kane journaliste Walfadjri

Ma part de Wade
C’était dans les années 2000. Dans le cadre de ses tournées économiques dans la zone, j’étais dépêché par la rédaction de Walfadjri pour couvrir la visite de Me Wade dans le département de Podor. Avec ma consœur de Walf, Bineta Diallo, nous étions dans le véhicule de reportage qui suivait celui de la RTS.
À hauteur du village de Diomandou, dans les faubourgs de Dodel, Wade ordonne subitement une halte. Puis, improvise ce que l’on pourrait appeler un point de presse. Et c’est pour nous expliquer sous un arbre que cette halte n’est point fortuite. Selon lui, le village de Diomandou est celui dont il est originaire. Ce que confirme la présence du nom Wade dans ce village où ils sont même majoritaires. Sur place, il demande à entrer en contact avec certaines notabilités locales et exprime son souhait d’aider au développement de ce patelin dont il veut faire le grenier du Sénégal voire la «Californie de l’Afrique». Malheureusement, le contact n’a pu s’établir.
Une autre anecdote, et de taille celle-là : ne pouvant entrer en contact avec ma rédaction, à Dakar, Me Wade demanda à son collaborateur, Babacar Gaye devenu plus tard son directeur de cabinet politique, de mettre à ma disposition son téléphone satellitaire. En ce temps, parler au téléphone à partir de ces localités éloignées relevait du luxe. Ce qui me permit d’entrer en direct dans le journal de midi la radio Walf FM présenté par Souleymane Niang.
Ces anecdotes témoignent de la générosité de l’homme dont le Sénégal célèbre, en ce moment, le centenaire, et de son attachement aux terroirs, malgré son rang social. Mais, également, d’une vision assumée qui, à la fin des fins, a fini par donner des couleurs à tous les éléphants que ses adversaires voyaient blancs : ports, aéroports, échangeurs, routes, ponts…




